The Long Escape - The warning signal

Chronique CD album (47:00)

chronique The Long Escape - The warning signal

Comme disait mon prof d'escalade, dans la vie, faut toujours s'accrocher ! 

Même si rapidement, ça cloche.
C'est le cas sur "The warning signal". Si tu lances ce second album de The long escape, tu fais la bonne action d'écouter un groupe hexagonal.
Mais ton patriotisme musical va être mis à mal dès la 32ème seconde (si j'exclus d'office l'inutile introduction).

Une montée du chant vers du clair un peu aigu et, rapidement, une moue crispée apparaît. C'est limite faux, ou, en tout cas, peu élégant. Et ça ne sera pas la seule et unique fois que tu sentiras la voix trembloter à mesure que tu entendras certaines montées.
C'est dommage parce qu'en dehors de ces approximations marquantes, on en oublie que le timbre et le reste de l'interprétation se marient bien aux choix musicaux, qu'il y a une certaine émotion et sincérité qui se dégagent de ligne de chants bien choisies, courageuses (bien qu'osées) comme sur le très réussi "Digital misery".

A cela s'ajoute très rapidement, les limites d'une production bien trop mollasse pour une musique qui ne demande qu'à être vraiment mise en relief. Même si on est bien loin de la catastrophe, tout ça, c'est con.

Vois-tu, il y a de bonnes idées et de jolies intentions avec des résultats probants...qui auraient pu être encore meilleurs. 

Ne te laisse pas tromper par le début d'un article mi-figue mi-raisin : cet album est un plaisir de 47 minutes qu'il te faudra appréhender avec un peu de temps et un minimum d'attention.

Son intérêt tient déjà dans le fait qu'il faut se triturer les méninges pour retrouver une influence. Il n'y en a pas une mais douze. Toutes bien digérées. Toutes bien déformées. Toutes appropriées. Toutes offrent une sorte de metal entre prog', néo, emotionnel qui ne jaillit jamais direct à la tronche. 
Voilà qui peut justifier ce son à la croisée des chemins.

Pouvant se muer en bête hurlante avec des riffs hachées, ou au contraire ralentir avec un toucher léger de piano, ou un solo de guitare, The long escape s'est pas mal concentré sur de sympathiques mélodies (peu accessibles pour le chanteur sous la douche).
Entre titres plus "jump" (ex : "The search"), et d'autres plus tranquilles (en apparence comme sur "Carnival of deadly sins") on se perd un peu dans l'identité complexe du groupe.

Un peu comme si Spineshank (tu t'souviens ?) avait rencontré un bout de Porcupine tree. Inattendu, mais pas mauvais. Ce côté "futuriste", que l'on perçoit dans le chant, dans les samples electro ("World going down") comme dans la pochette nous a pourtant été déjà servi, mais pas à cette sauce. Tout cela, bien que le visuel ait été maintes fois vu et revu (on bouffe du triangle isocèle depuis 2005).
Le groupe se forge doucement une personnalité au fil des morceaux et sait rebondir de piste en piste pour ne pas créer de lassitude...en s'offrant même le luxe de terminer sur son titre le plus couillu, touffu...et peut-être réussi.
De quoi te tenir en haleine, de quoi nous faire aussi regretter/ou oublier quelques petites approximations.

photo de Tookie
le 27/10/2015

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