The Mars Volta - The Mars Volta

Chronique CD album (44:45)

chronique The Mars Volta - The Mars Volta

ATTENTION SPOILER : Cette chronique sera placée sous le signe de la simplicité et l’efficacité. Par conséquent, elle sera, ou du moins tentera, d’être l’exact opposé de l’album dont il est question aujourd’hui. Car il n’y a aucune raison que je fasse aux autres ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse. Il est évident que cette phrase en dit long sur mon appréciation de l’album.

 

Pour placer un contexte bien défini, il faut savoir que j’aime plutôt bien The Mars Volta, tout en étant conscient de leurs défauts. De Loused In Comatorium, Frances The Mute et Bedlam In Goliath sont mes albums favoris du projet, sans pour autant renier les autres. Pour autant, je n’attendais rien de cette reformation où l’on peut retrouver quelques figures connues en plus de Cédric Bixler Zavala et Omar Rodriguez Lopez. Bien entendu, on reste en famille puisqu’il s’agit du frère de ce dernier, Marcel aux claviers, et d’Eva Gardner à la basse, déjà bassiste de la formation à ses débuts. Jusque-là tout va bien donc.

 

En termes de nouveautés, c’est un certain Willy Rodriguez Quinones qui officie sur cette nouvelle livraison. Qui est-il, d’où vient-il, quel est son projet d’avenir ? Le dossier de presse ne le dit pas. Celui-ci nous apprend tout de même quelque chose d’important : cet album signe, en plus d’une reformation, une réinvention même du projet. C’est original ça. Et c’est surtout très ironique lorsque l’on débute l’album.

 

Parce qu’en dehors d’un troisième morceau aux sonorités rappelant The Weeknd, on est quand même en terrain très connu, peut-être trop même. Les rythmique latino-cubaines sont chaleureuses à retrouver, mais pas forcément très excitantes. Les guitares et les arrangements soignés d’Omar sont du même acabit : plaisantes mais pas forcément fascinantes. Ne reste que le chant de Cédric, très qualitatif et concerné… Mais bon… On le sait toutes et tous qu’il chante bien, ce n’est pas réellement une nouveauté.

 

De plus, malheureusement, un bon chant ne fait pas tout. Les 14 titres de cet album éponyme se ressemblent trop pour provoquer quoi que ce soit au fil de l’écoute. Si ce n’est jamais réellement mauvais, ce n’est pas non plus très palpitant, et la reformation censée réinventer le projet semble plutôt le faire vivoter mollement. La volonté de proposer quelque chose d’assez mid tempo et ambiant, à l’opposé des débuts, est louable mais bien trop maladroite pour cette fois. On ressort de l’écoute avec la sensation de n’avoir écouté rien de vraiment précis, si ce n’est une réunion de bons musiciens faisant ‘’n’importe quoi’’. Et quelque part, ça aussi, ce n’est pas réellement nouveau en ce qui les concerne…

 

Au final, il ne reste pas grand-chose à dire de plus d’un pareil album. A ma première écoute, je pensais mettre un 6/10. Ma seconde écoute m’a amené à descendre la note d’un point. La troisième fut écourtée dans le doute d’un 4/10. Mais au final, en écrivant cette chronique avec une quatrième session en fond sonore, je reste sur la moyenne, ni plus ni moins. Est-ce mérité, dans un sens comme dans l’autre ? Je ne saurais répondre à cette question, mais à mon sens, c’est une note qui représente bien toute la neutralité dans lequel l’album m’a laissé… Sur ce, bonne écoute à celles et ceux qui tenteront l’aventure !

 

 

photo de Domino
le 16/09/2022

4 COMMENTAIRES

pidji

pidji le 16/09/2022 à 14:06:20

À la première écoute je me suis carrément fait chier.

Eric33

Eric33 le 16/09/2022 à 17:36:59

Pareil, on s'ennuie énormément...
Il n'y a pas un seul titre qui fasse mouche..
Bref, ils feraient mieux de relancer antemasque et bosnian rainbows !

Dark Globe

Dark Globe le 20/09/2022 à 05:48:44

"For me, the most important thing, and I’ll say this over and over until I die or quit creating music or things that people know about, is that that is the point. The process is the point. Nothing else matters. The end result is neither here nor there. That’s why it doesn’t matter if someone thinks it’s good or not. What came out of it isn’t the point; the point is the process, the journey that it took to get there, and that’s why I go through it lightning-fast, because I love going through the process. I have a hyper-active mind; I love learning about life, and that’s one of the ways that I do it is through the process.

O. R. L.

Velasquez

Velasquez le 20/09/2022 à 14:02:58

Me suis rendu compte il y a peu de ce qui m'attire irrémediablement chez un artiste comme  Mars Volta : revenir là où on ne l'attend pas...

Quand à Willy Rodriguez Quinones, une simple recherche google aurait suffit au chroniqueur pour comprendre que le groupe fait toujours autant appel à la crème lorsqu'il s'agit des batteurs...

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