Toxic Holocaust - Conjure and Command

Toxic Holocaust - "Conjure and Command"
chronique Toxic Holocaust - Conjure and Command

Ahhh qu'il est bon d'être dans le courant, et pour une fois j'y suis. Et oui, le thrash revient violé par une troupe de jeunes n'ayant aucune honte à profaner le cimetière des années 80. Vous avez vu le nombre de cds de retro-thrash qu'on se mange en ce moment, ça va finir par être hype de détester le glam.

Et dans le style pur jus de cadavre de Combat Records je vous présente Toxic Holocaust. Groupe mené par Joel Grind, pourquoi pas Pascal Brutal à la batterie et Henry Bourrin à la basse non plus ?

 

C'est simple, on va donc faire court (ah on me dit dans l'oreillette qu'il faut faire plus long, ok mais franchement ce type d'album ultra-classique mas pas ultra classieux ça aide pas à chier du verbe).

 

Donc commençons par la batterie, qui charge avec la subtilité d'un thrash allemand ; c'est ni primaire ni punk, juste à l'allemande sans ce p'tit côté boucher à crête ou panzer atomisator, en gros ça joue, ça thrashe ; mais ce Nikki Bellmore ne rentrera sans doute pas dans le hall of fame des batteurs pour son exercice sur ce Conjure and command.

Passons à Jojo le bandana (il doit courir vite Joel pour oser piquer la tough guy style à Mike Muir) : sa voix méchante donne l'effet d'un larynx passé au gravier, l'avantage c'est qu'au moins il monte pas dans les aigus le blondinet ; mais bon, côté diversité c'est pas ça. Comme quoi juste un bandana fait pas le cross-over comme l'a toujours montré Spike Cassidy. On va continuer avec le bout du perfecto, là ou se trouve la guitare. les rythmes sont ultra classiques (quelques leads assombrissent la musique), toujours dans un style plus teuton que folie américaine, mais il manque ce côté punk qui s'est mis au metal le soir d'un pari perdu. A mon avis, il faudrait peut être que Monsieur Grind arrête de tout faire dans son groupe car rien que sur cet album ça commence déjà à tourner en rond, donc si Jojo y veut bien laisser les autres s'exprimer histoire de diversifier sa musique ça sera un grand progrès.

La basse n'est pas tenue par Cliff Burton, ça c'est sûr. J'admet la connerie de cette phrase, comme si un prêtre vaudou allait nous réincarner Cliff, pourquoi pas Chuck Shuldiner pendant qu'on y est.

 

En gros si t'aimes le kitch à perfecto, le bandana trop con trop bon, ce disque est pour toi. Mais n'en demande surtout pas plus.

photo de Sepulturastaman
le 08/11/2011

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