Transplants - In A Warzone

Transplants - "In A Warzone"
chronique Transplants - In A Warzone

Rancid n'a jamais cessé de choquer l'underground keupon.

Que ce soit avec le succès de ...And Out Come The Wolves, leur album rude boy enregistré à la Jamaïque Life Wont' Waits (Rancid 2000 mettra par la suite tout le monde à l'amende), leur signature non assumée chez Warner pour Indestructible (avec disparition du logo de la major voulue par Lars), les photos avec stars du porno pour le livret de l’album Viking de Lars Frederiksen and The Bastards.

Les membres de Rancid restent des punks pour leur volonté assumée de faire ce qu'ils veulent comme ils veulent en brandissant bien haut leurs majeurs.

 

En 2002, sort ainsi le premier album de Transplants, side project de Tim Armstrong, Travis Barker (batteur ultra tatoué et seul vrai Punk présent dans les horribles Blink 182) et de Rob « Skinhead » Haston, un de leurs potes.

Mélange de Punk, de Rap, d'Electro et de Rock FM, ce premier album connaît un succès étonnant grâce au single imparable "Diamonds And Guns" et les droits du morceau cédés à un boîte de cosmétique très connue, officiellement pour garnir le porte-monnaie troué de Skinhead Rob. Quel choc ça a été d'entendre alors les première notes de ce morceau avec en fond visuel, des pétasses à pointer ayant des problèmes de pointes.

En 2005, sort un "Haunted City" bien fade, se contentant de reprendre les recettes du premier album sans originalité aucune.

 

En 2013, arrive enfin In A Warzone et là, un changement radical au niveau du visuel s'opère, peut-être dû à la barbe de clodo qu’arbore désormais Tim, ayant rangé ses velléités de play-boy/pouêt de la rue au placard à seringues. Lettrage Crust, photos en noir et blanc, livret réduit au minimum, In A Warzone est donc placé sous le signe du retour des Mohicans, pas les derniers, heureusement.

Le premier titre annonce la couleur : batterie rapide, riffs primitifs de crêteux, chants de bulldog, chœurs avinés. Armstrong, avec son accent de branleur cockney inimitable, se partage toujours le micro avec le gros Rob au flow de rappeur échappé d'une cabane de trappeur alors que Barker fait penser à Animal du Muppets Show.

"See To Believe It" continue sur cette lancée, sans génie aucun, mais avec une bonne humeur décomplexée qui fait plaisir à entendre. Le son de batterie se fait plus électronique, une marque de fabrique du groupe.

"Back To You" enfonce les clous façon barbecue pogo-rangeos avec bière chaude et minettes pétées en bikini camouflage. On n'est donc pas là pour se prendre la tête avec des démonstrations techniques et un engagement street, ça a déjà été fait tout ça.

Il y a bien sûr le truc chiant ("Come Around"), les featuring d'usage (Matt Freeman, bassiste génial de Rancid, entre autres), le morceau funky-rap un peu balourd ("Something's Different"), le morceau rancidien ("Any Of Them"), un poil de Streetpunk ("Silence"), et même une curiosité orientalo-hip-hop ("It's A Problem")...

 

Un chaudron un peu bordélique mais débordant de fun, où le meilleur (souvent) côtoie le pire (à de rares exceptions).

 

Au final, malgré le recentrage global sur la pédale patatore, In A Warzone ne constitue pas un grand album mais demeure une récréation agréable entre deux skeuds de Rawpunk ou de NYHC au sérieux proverbiale.

 

 

photo de Crom-Cruach
le 04/10/2013

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