Twinzero - The tomb of every hope

Chronique CD album (54:41)

chronique Twinzero - The tomb of every hope

Après un sublime premier album (Monolith) et un non moins excellent split-cd avec le groupe 27, TWINZERO s'essaie au cap du deuxième album. Il est souvent difficile pour un groupe de confirmer toute la qualité d'un premier opus. Et à la première écoute de ce nouveau disque, c'est l'avis qui trottait dans ma tête.

 

Car à la première écoute de ce tomb of every hope, il est vrai que rien ne ressort particulièrement, on se dit que TWINZERO a réussi son démarrage, mais a du mal à garder sa vitesse de croisière. Je me décide donc à réécouter encore plus attentivement ce disque. Et là, je commence à découvrir de bien belles choses, qui ne m'étaient pas arrivées comme il le fallait à la première écoute. Tout d'abord, cette intro de 4 minutes, "fading pulse", où on reconnait entre mille le son de la guitare qui nous avait fait exploser de bonheur sur leur premier méfait. Ensuite, ce premier titre, "Home", tout simplement énorme. La voix de Karl MIDDLETON, ancien brailleur des mythiques EARTHTONE9, est toujours aussi captivante, et toujours autant maitrisée, que ce soit pour le chant clair aussi bien que pour les parties hurlées : un régal. Musicalement, pourtant, on sent un changement. Déjà, l'album est long : 54 minutes. Fini le découpage d'un titre en plusieurs morceaux comme sur leur précédent disque, mais on a toujours le sentiment que leur musique s'écoute d'une seule traite, ou rien.

 

Le titre de 12 minutes, "Acceptance of the end", démontre toutes les capacités du groupe à varier ses émotions, ses ambiances, dans un post hardcore vraiment bien senti. Ces 12 minutes passent à une vitesse folle, à la manière d'un TOOL dont les titres les plus longs sont souvent les plus excitants. Bon, par contre, le titre suivant ("light our way back"), sorte d'interlude, aurait pû être retiré de l'album au final, celui-ci n'apportant rien du tout, sauf un titre de plus dans la tracklist.

Par contre, le sixième morceau éponyme de l'album annonce un morceau en deux parties ("Static reigns" I et II, qui durent exactement 5'28" chacune) encore une fois magistralement executé. Le titre démarre avec une batterie jouant sur ses tomes, puis on repart tout doucement sur des guitares calmes... Le temps de bien placer les ambiances. Et évidemment, la deuxième partie est beaucoup plus énervée. Mais toujours aussi bien foutue.

 

Ce disque est livré avec un 2e cd, alors je vous en parle rapidement : il s'agit en fait de 4 remix de titres du premier album faits par divers artistes (Sourhaze, Princess, Reuben Gotto et Ayal Naor) ; à noter pour les amateurs de Drone que le premier remix est fait pour eux. pour ma part, cela ne m'apporte pas grand chose, et je préfère largement me réécouter l'original. Mais l'intention est vraiment louable, car assez rare.

 

Vous l'aurez compris, il ne faut jamais conclure sur un disque après une seule écoute. Car the tomb of every hope demande beaucoup d'attention de votre part, histoire de bien vous familiariser avec l'univers post-hardcore/metal du combo. Mais je vous préviens, une fois entré dedans, vous serez vite submergé ; alors il vous en sera impossible de vous en défaire. Mais c'est tellement bon.

photo de Pidji
le 28/08/2006

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