Weezer - s/t (white album)

Chronique CD album (34:05)

chronique Weezer - s/t (white album)

Une des cassettes qui a le plus tourné dans mon autoradio au siècle dernier, c'est le "Blue album" de Weezer. Chacun son pêché mignon, et je dois avouer que j'adorais m'écouter cet album de power pop sorti en 1994, lorsque le beau temps arrivait, fenêtre ouverte les cheveux au vent.

En 1996, Pinkerton avait été un peu décrié, et pourtant, les titres du groupe prenaient encore plus de formes, toujours sous un ton "fin d'études" (mais c'est peut-être aussi parce qu'à l'époque, j'étais jeune !) mais également avec ce côté rafraichissant qui donnait du plaisir à l'écoute.

 

Puis, le néant.

 

Enfin pas tout à fait : en 2001 le Green album était intéressant, mais ultra court. Et la machine à fric de leur label est entré en jeu, le groupe sortant un Maladroit trop vite alors que leur tube interplanétaire faisait rage ; du coup, on retrouve "Island in the sun" sur ces 2 disques...  Et ce morceau a clairement sonné le glas de la qualité de composition du groupe, Rivers Cuomo lui préfèrant largement la quantité. 6 albums en 12 ans, une machine bien rodée, alternant entre le très mauvais et le passable.

 

Et puis débarque ce nouvel éponyme, un White album que plus personne n'attendait. Et pourtant, il faut avouer qu'il est bien plaisant !

Les plus aigris diront qu'ils ne pouvaient pas faire pire, et je ne leur donnerait pas forcément tort. Mais là, sans dire que l'on retourne au niveau de leurs 2 premiers albums, on retrouve des mélodies, des refrains à chanter en coeur qu'on n'attendait plus : "Summer Elaine and Drunk Dori" sur lequel on se surprends à faire des "oh, oh oh, oh oh" à tue-tête, un "Do You Wanna Get High?" ou encore "King of the World" qui rappellent les bonnes heures de Pinkerton ; plusieurs éléments font mouche, directement en tête pour la journée. Et c'est bien cela qui faisait défaut au groupe depuis longtemps, et qui pourtant était leur marque de fabrique : des vrais morceaux mélodiques et entêtants.

 

Malheureusement, tout n'est pas parfait, comme "L.A Girlz" et son passage bien inspiré de "Only in dreams" (mais sans l'excellente basse de ce dernier morceau du Blue album), le bien trop mielleux "(Girl We Got A) Good Thing", ou "Endless Bummer" qui clôture l'album. Le manque d'inspiration et surtout la facilité "attrappe-minettes" refont surface, et c'est ce côté de Weezer qui m'est le plus déplaisant ; car lorsqu'ils le veulent, leurs mélodies sont loin d'être gnian-gnian et putassières. Et puis, j'avoue ne pas bouder mon plaisir de retrouver un minimum le groupe, même si j'ai pris 20 ans entre temps (ouch, la vérité qui fait mal), le soleil refaisant surface, c'est une bonne bande-son pour filer à la plage.

photo de Pidji
le 23/07/2016

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