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Ulcerate - "The Destroyers Of All"

Ulcerate - "The Destroyers Of All"
chronique Ulcerate - The Destroyers Of All
8/10 0

écouter "Dead oceans"


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CD album CD album (52:00)

 

Style musical : 

Death metal technique

 

Année : 

2011

 

Tracklist :

01.Burning Skies
02.Dead Oceans
03.Cold Becoming
04.Beneath
05.The Hollow Idols
06.Omens
07.The Destroyers of All

 

Label : 

Willowtip Records
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Death - Human

Je ne manque pas de rappeler à chaque fois qu’on parle d’Ulcerate à quel point ce groupe représente pour moi le futur du metal. A la fois représentatif d’un dynamisme certain et d’une virtuosité à toute épreuve -qui caractérise selon moi le nouveau plan sur lequel est porté la musique de la mort- Ulcerate s’inscrit à la perfection dans ce courant moderne. Même s’il nous vient de Nouvelle-Zélande (pas spécialement réputé pour ses blast beats mais plutôt pour son équipe de rugby) et que le groupe est relativement jeune comparé aux pontifes du death metal de la scène ricaine et scandinave, il franchit toutes les barrières et s’impose à nous grâce à une musique puissante à tous points de vue.

 

En bref, Ulcerate a tout pour lui : la richesse des compositions, des structures alambiquées, une ambiance brûlante, des riffs touche-à-tout, une finesse de production et j’en passe. En ayant ingurgité la façon de faire de Deathspell Omega (les structures et la densité) l’ambiance d’Immolation et cette touche sonore feutrée, la complexité d’un Gorguts au niveau guitaristique, la noirceur d’un Portal ou encore la dissonance d’un Crowpath depuis leur premier album, Ulcerate rajoute avec cet opus une corde à son arc. Un intérêt particulier a en effet été apporté aux nappes de guitares, flirtant avec le post-hardcore ou le post-rock, ajoutant une touche de subtilité qui se fraye un chemin entre les blasts furieux et les couches de guitares sulfureuses. Si la prod a évolué avec plus de puissance depuis le génial Of Fracture and Failure, le chant par contre est devenu relativement uniforme, et les parties criardes sont passées à la trappe. C’est bien là le seul point négatif dans la palette sonore d’Ulcerate, qui comme son grand frère Hate Eternal (en matière de densité sonore et d’ambiance donnée par les textures de distorsion) la joue un peu trop « gros méchant qui a la plus grosse» à mon goût. Ceci étant dit, vous comprendrez aisément pourquoi ce gros bloc que constitue Destroyers Of All peut créer une indigestion parmi les oreilles sensibles. Difficile de s’en extirper, à travers ces multiples couches sonores cet album nous malmène dans un torrent de magma fumant, si bien que mettre un pied sur la berge nous est impossible jusqu'à la fin du disque.

 

Cependant, il ne confond pas « riche » et « bourratif ». Ulcerate mise tout sur la saveur ET la quantité. Il privilégie ainsi la dégustation d’une ambiance malsaine sur 6mn minimum à l’efficacité d’une succession de tubes de 3mn noyant son auditeur sans répit. La longue et douloureuse agonie de ses auditeurs à travers un mélange de lave et de boue étant le suplice préféré de ces néo-zélandais. Le groupe s’assure alors sur chaque morceau d’une entrée, d’un plat et d’un dessert, avec double ration de sauce et du rab’ de frites. Si on peut considérer des groupes de death metal de seconde zone comme le fast-food du metal extrême (n’insistez pas je ne cafterai pas !) Ulcerate fait ainsi office de 4 étoiles avec room service, parking et piscine intérieure. Une facture d’exception, des matériaux nobles, une finition classieuse et sans reproche.

 

Si la complexité et la densité affichée de la musique du combo peut autant en rebuter certains qu’en attirer d’autres, il est clair qu’Ulcerate fait parler la poudre et ne laisse pas indemne l’auditeur qui aura mit un pied dans ce champ de bataille qu’est cet opus brûlants et suffocants. On est littéralement submergé par la puissance qui déferle sur nous à l’écoute de ces 7 titres, et les amateurs de sensations extrêmes en seront ravis. Une expérience comme celle-ci à un prix, l’épuisement (voir la mort pour les moins braves d’entre vous) ; et malgré les parties lourdes et écrasantes qui viennent plomber les assauts soniques frénétiques de cet album, c’est avec un goût de sang, de terre et de rouille dans la bouche que nous sentirons que le déluge est enfin passé.

photo de Viking Jazz
le 18/05/2011

Note des commentateurs : 9/10 (sur 1 votes)

Commentaires

frolll

Sa note : 9/10

frolll le 31/05/2011 à 12:52:43

IP : 217.136.108.54

Il est bon, ce produit :p
Un peu l'avenir d'un certain métal, aussi, IMHO

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