49 Swimming Pools - The violent life and death of Tim Lester Zimbo

49 Swimming Pools - "The violent life and death of Tim Lester Zimbo"
chronique 49 Swimming Pools - The violent life and death of Tim Lester Zimbo

49 Swimming Pools est le projet d'Emmanuel Tellier, ex "Inrocks", et de son acolyte Etienne Dutin. Ayant oeuvré ensemble dans Melville et Chelsea, les deux hommes se connaissent donc bien et en sont avec ce quatuor à leur seconde sortie, porteuse de mélodies pâtinées et présentée dans un joli digipack incluant deux disques de chacun sept chansons.

 

La joliesse pop et l'émotion, la sincérité des voix ("The crazy carousel") sont de mise et illuminent l'opus, sobre et superbement décoré du point de vue de l'ornement sonore (le dépouillé "Tim Lester Zimbo's friends"). C'est d'ailleurs ce dépouillement, les voix entremêlées aussi, à l'occasion ("Hopi, looking at the waves") qui constituent la marque de fabrique du groupe, distingué façon The Auteurs dans leur versant pop sur "Summer is coming" (1983), et qui se met régulièrement en évidence par le biais de trames pop accrocheuses, parfois plus célestes ("Oh, what a beautiful racer"), pour ensuite, idée approuvée, hausser légèrement le ton et imposer une pop plus vive tout aussi aboutie ("You're too sentimental").

 

L'intitulé de ce morceau est d'ailleurs le seul bémol qu'on pourrait apposer aux quatorze essais de 49 Swimming Pools... Qui efface cela en offrant ensuite du rock vivace et mordant sur "A notebook of random", avant d'achever le premier volet sur "Giants", délicat et animé par des percus aigrelettes, fait d'une classe british imparable.

 

Bien évidemment, la seconde part est de même teneur, entre les cordes de "24 frames/Lady Jane" et le canevas aussi classieux de "Lincoln", aux guitares éparses mais acidulées. Avec, ajoutés à cela, la pop-rock alerte de "Is it a blessing or a curse?", entre autres réussites , et de façon générale cette capacité renouvelée à élaborer une pop fine et subtile, émotionelle et plurielle dans les climats qui en émanent.

 

A l'arrivée, on obtient donc un album sans fautes, qui aurait été meilleur encore en y adjoignant un nombre plus élevé de plages pop-rock.

photo de Refuse to keep silent
le 28/01/2012

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