Abiotic - Symbiosis

Abiotic - "Symbiosis"
chronique Abiotic - Symbiosis

J’ai l’impression que cette période est, depuis quelques temps, très propice à la branlette intellectuelle -aussi bien médiatiquement que musicalement. On nous balance de la forme sans contenue, des discours technico-grandiloquent complétement stériles et, en ce qui concerne le metal, on se croirait revenu dans les 90’s où la scène de Tampa guidait la scène Death metal vers une opulence de technicité, au détriment de la spontanéité…

Les intéressés du jour ne viennent pas de Tampa, mais presque : Miami. Ils s’appellent Abiotic, Symbiosis est leur premier album, mais ça ne les empêchent pas d’être signés chez Metal-Blade. Vous aurez saisi ce qu’il nous attend : ¾ d’heure d’un Techno-deathcore ni meilleur, ni moins bon que ce qu’il se fait en ce moment… Cependant, sortir cet album-là maintenant n’est peut-être pas la meilleure idée qu’ils aient eue, en admettant (à tort) qu’Abiotic ait décidé de la date de sortie.

En effet, fin août The Faceless marquaient leur grand retour après presque 4ans sans albums, Rings Of Saturn est très présent sur les grosses tournées en tant que ‘’jeune groupe virtuose’’, heureusement que les Gorod et autre Veil Of Maya s’y sont pris en début d’année… Du coup, à part le fait d’être chez Metal-Blade, il ne leur reste plus grand-chose à nos chers Floridiens.

 

On va donc commencé par donner sa chance à Abiotic, et voir ce qu’ils proposent… Je vous passerais tout le pavé visant à décrire la déferlante rythmique, épileptique et virtuose, dont font preuve chacun des zicos. On note un fort ancrage dans le Death metal brutal et guttural, ce qui n’est pas forcément le cas lorsqu’on se frotte à la scène Deathcore, on est plus proche d’un Brain Drill ou Necrophagist dans l’esprit, que de Born Of Osiris par exemple.

Le combo met en alternance cette brutalité avec un côté progressif, cerné depuis longtemps par certains des groupes pré-cités, bien que ça reste très bien exécuté. D’ailleurs ce « Symbiosis » contient un instrumental (en fait 3 mais les deux autres sont très courts), celui-ci permet de ralentir un peu le tempo durant 6 minutes, afin d’explorer diverses sphères cosmo-planante quelque part entre Cynic et Obscura.

 

Bon ok, il y a un truc qui me rebute par-dessus tout, et ça doit être ça qui fait que je n’accroche pas à Abiotic… C’est un détail de premier plan puisqu’il s’agit de la voix criarde du chanteur. Elle est poussée à la caricature, une voix stridente complétement dégueulasse, mais je crois que les ricains aiment ça malheureusement…

 

En gros, cet opus me semble assez dispensable, ce qui ne veut pas dire qu’Abiotic ne peut pas être intéressant… Mais quitte à me plonger dans ces délires-là, je préfère aller voir du côté de The Faceless (toujours aussi créatifs), voir dans une moindre mesure Son Of Aurelius.

photo de Domain-of-death
le 30/11/2012

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