AqME - En l'Honneur de Jupiter

Chronique CD album (51 minutes)

chronique AqME - En l'Honneur de Jupiter

A peine un an après la sortie d' "Hérésie" revoilà déjà AqME avec "En l'Honneur de Jupiter", son nouvel album. Aux manettes, comme d'habitude, Daniel BERGSTAND qui prend album après album sa place de cinquième membre du groupe. Mais depuis "Hérésie", Ben, guitariste des débuts, a quitté le navire et a laissé sa place à Julien (également Lazy). "En l'Honneur de Jupiter" marque donc la fin d'un cycle, celui de la collaboration avec Ben et signe l'apparition d'un certain renouveau apporté par Julien.

 

Aux premiers abords, ce nouvel album reprend les choses là où AqME les avait laissées à la fin du dernier album. C'est-à-dire un métal plus burné et violent que par le passé mais qui ne rechignait pas à quelques breaks plus délicats et doux (comme au bon vieux temps). Ainsi, le pesant "Tout le Monde est Malheureux" démarre tranquillement pour mieux éclater sur la fin. Une recette somme toute classique chez le combo, mais toujours aussi efficace. "Guillotine" emboîte le pas avec une intro sonnant bien rock'n'roll et profitant de riffs plombés et groovy, alternant avec des passages où Thomas pose sa voix claire. Un break instrumental vient casser l'énergie rock'n'roll du début pour partir vers des contrées lourdes et cradingues où règne la basse.

 

AqME continue donc son bout de chemin avec des titres en clair/obscur, où une violence souvent exacerbée fait place à des passages calmes à la voix claire. La recette n'a donc pas trop changé, mais elle se peaufine d'album en album et les passages mélodiques/clairs s'intègrent naturellement à la violence dégagée par les morceaux. Violence qui devient au fil du temps devient de plus en plus exacerbée. Car si "Hérésie" apparaissait déjà comme un album brutal, "En l'Honneur de Jupiter" en rajoute encore et voit le groupe accoucher de morceaux brutaux comme jamais encore il n'en a fait. "Macabre Moderne" est une véritable tuerie de lourdeur, hurlée de bout en bout, où Etienne envoie sa double sans s'arrêter. "Le Culte du Rien", morceau ultra rapide démarre très mélodiquement pour finir sur des breaks très énervés où Thomas éructe sa haine à notre face. Les morceaux sans gueulantes comme par le passé ont quasiment disparu et seul "Vivre à Nouveau" fait un peu relique du passé. Et si la maîtrise du chant clair était le talon d'Achille du groupe par le passé, ce morceau montre un chant nettement plus maitrisé et nuancé, laissant de moins en moins de place à la critique.

 

Plus violent donc, mais une violence plus variée également, et cela grâce à un nouveau guitariste inspiré. Sans taper dans la démonstration technique et usant plutôt de structures simples, Julien apporte un vent de fraîcheur au groupe par son jeu. Les riffs sont tantôt rock'n'roll, d'autres fois d'inspiration nettement plus hardcore et métal, sans oublier les passages lourds et plombés aux petits airs sludgisant. Les passages instrumentaux sont nettement plus présent que par le passé, mieux construits et ponctués de quelques soli, chose inédite chez le groupe. Variété également mise en valeur par une production massive, parfois trop propre, mais dégageant une telle puissance.

 

Au bout du compte, ce nouvel album d'AqME ne semble souffrir d'aucun réel défaut. Même le songwritting s'est amélioré depuis le précédent, et seul "Tout le Monde est Malheureux" au titre un brin caricatural laisse un goût amer. En abandonnant définitivement les morceaux trop doux pour laisser place à des titres plus violents, mais aussi plus contrastés et variés, AqME semble signer là son meilleur album à ce jour. Comme quoi, un peu de renouveau peut faire du bien. Après, AqME restera toujours le groupe que beaucoup adorent détester et en subira les foudres…peu importe.

photo de DreamBrother
le 07/11/2009

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