Armchair politician - Seven segment decoder

Armchair politician - "Seven segment decoder"
chronique Armchair politician - Seven segment decoder

Il m'aura fallu énormément de temps avant de démarrer cette chronique de Armchair Politician. Non pas que leur musique soit mauvaise, mais je ne voyais pas comment en parler, comment présenter cet album qui regorge d'idées et qui est au final assez complexe à décoder sur les premières écoutes.

 

Commençons donc par présenter le groupe, qui est Allemand, et qui semble sortir son premier méfait avec ce disque (pas trouvé d'autres infos en tout cas). Voilà, rien d'autre à se mettre sous la dent alors passons directement à la musique. De prime abord facile d'accès avec ses deux premiers titres indie rock / hardcore à la Jairus ou Secondsmile (voire At the Drive In, soyons fous), le groupe allemand part ensuite vers des envolées musicales et ambient, longues et complexes. En atteste "Holy digital empires" avec ses guitares aux riffs aigus qui n'a de chant que vers le début et la fin de ses 11 minutes. C'est plutôt bien foutu, mais je n'arrive pas à m'empêcher de perdre le fil au bout d'un moment.

Alors la suite est déjà nettement plus intéressante (peut-être dû aux expérimentations plus courtes ?), les guitares sont toujours aussi intéressantes et la voix autant absente. Elle revient heureusement par la suite : celle-ci est plutôt aigue lorsqu'elle est chantée, à la manière d'un Fair to Mainland inspiré ou encore d'un At the Drive In ; et quand elle est hurlée, comme sur "Four minutes warning", elle penche plutôt vers du screamo, comme nos ex-Mihai Edrisch le faisaient par exemple.

 

Comme je vous le disais plus haut, je trouve difficilement mes mots pour parler de cet album, violent par moments, beaucoup plus calme dans d'autres, mais toujours avec cette envie de martyriser sa gratte et d'expérimenter. On peut ici parler de "hardcore progressif", ou plus basiquement de post-hardcore. Et cet opus dure 1 heure et 11 minutes quand même, faut se les taper ! Car c'est LE défaut de ce disque : je le trouve trop long. Certaines expérimentations auraient pu être retirées du mix final (comme "Embers" ou "artistic smokes"), pour donner un album plus homogène et moins fouilli. Sinon, pour un début, le résultat est vraiment impressionnant, et certains titres sont tout simplement bluffants de maturité, que ce soient les "sans-chant" ("deconstruction") et les "avec" ("lightfuse hurricanes" évidemment, ou encore "civil autism").

photo de Pidji
le 13/01/2008

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