Bizarrekult - Vi Overlevde

Chronique CD album (40:22)

chronique Bizarrekult - Vi Overlevde

Seize ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Roman V. pour accoucher de ce Vi Overlevde, premier album (dont on soulignera le magnifique artwork) derrière le patronyme de Bizarrekult. Je vous annonce une exclue totale : le deuxième album est déjà enregistré, le troisième est en cours de finition. La bête a été difficile à réveiller, mais j’ai bien l’impression que les brides sont désormais lâchées. Mais revenons au sujet premier de cette chronique. Sortie chez Petrichor, sous-label de Hammerheart, la galette avoisinant les trois quart d’heure donne dans le black, certes, mais pas que.

Reste à voir si cela est cohérent.

Analyse.

 

 

La brève introduction sonore passée, on se retrouve promptement happé par un black metal calibré et cerné, aux contours précis, nets et tranchant. L’ancien de Dryados sait où il mets les pieds. Les riffs rotatifs se conjuguent naturellement à une rythmique effrénée et le chant, légèrement en retrait, s’impose par sa simple puissance et sa maitrise. Oui, on peut ici parler de maitrise. Les choses ont évolué depuis le black crasseux et aviné d’il y a trente piges.

A l’image de ‘For 1000 a siden ‘ ou ‘Hensomet’ la construction des titres est plus que travaillée et léchée. On peut même parler ici d’architecture sonore et qualifier l’ensemble de black metal progressif. Bizarrekult nous laisse respirer et reprendre notre souffle aux bons moments ; pour mieux nous balancer une mandale par la suite. On ne s’en plaindra pas. Mieux, on en redemande.

Au niveau des thématiques abordées, rien de nouveau sous le soleil glacé d’Oslo. Tourments psychologiques, angoisse existentielle et solitude sont au programme. Est-il nécessaire d’ajouter que cela en fait un album extrêmement personnel ? Allez donc jeter une oreille sur ‘Siste Ord’.

 

 

Le seul bémol que je peux trouver sur cette galette serait les « pièces rapportées» qui ne s’incrustent pas aussi bien qu’on l’aurait souhaité. Je pense ici au chant féminin de ‘For 1000 a siden » ou encore le passage maladroit d’I trygge Hende’ qui, à mon sens, ne sont pas suffisamment bien amené pour être efficaces. Bizarrekult a sur cet album tenté quelques écarts et on ne pourra pas blâmer la démarche. Mais on pourra tout de même affirmer qu’ils ne servent pas l’album.

 

 

 

En conclusion, Bizarrekult nous offre un premier album appétissant. Bien ficelé et maitrisé, on se délecte clairement à déguster ce plat longuement mijoté et assaisonné d’ingrédients secrets et personnels. Dommage qu’il y en ai un de trop qui ne s’y marie pas. On a tout de même hâte de goûter le plat suivant !

photo de Vincent Bouvier
le 18/11/2021

5 COMMENTAIRES

Pingouins

Pingouins le 21/11/2021 à 16:36:08

La pochette est ultra classe je trouve.
Ecoute en cours.

pidji

pidji le 21/11/2021 à 17:05:23

Oui, c'est vrai que la pochette est très classe. Pas écouté la musique par contre 😁

Bizarre

Bizarre le 21/11/2021 à 22:28:09

Merci! Glad you like it, folks😊

Vincent Bouvier

Vincent Bouvier le 22/11/2021 à 13:43:16

Alors, Pingu, ton avis?

Pingouins

Pingouins le 22/11/2021 à 20:17:09

Et bah j'aime bien, je dirais que ça me rappelle Wayfarer mais en pas américain. Je ne sais pas trop à quoi ça tient mais on ressent bien les influences nordiques, et notamment Emperor je trouve.

J'apprécie vraiment le travail sur les rythmiques, qui ne se contentent pas de seulement blaster à tout va, mais intègrent pas mal de dynamiques variées ; la place donnée à la basse aussi, assez en avant. Et d'autres trucs. En bref, je le réécouterai volontiers :)

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