Black Pestilence - In Defiance

Black Pestilence - "In Defiance"
chronique Black Pestilence - In Defiance

Je ne pensais pas que les Finlandais pouvaient se reproduire avec les chèvres.

 

Loin de moi l'idée de développer des théories crétines sur ce peuple à la mentalité insulaire mais à l'écoute du troisième album des Canadiens de Black Pestilence, j'ai pensé rapidement à un rejeton propret d' Impaled Nazarene.

L'intro réduite à sa plus simple expression, In Defiance commence pied au plancher (des chèvres). Premier bon point des Canadiens : ils ne prennent pas de chemin de traverse pour nous bombarder la tronche, d'entrée, de leur rythmique bien hystérique. Mais le mimétisme avec le Nazaréen Empalé précité va juste qu'à aligner un gros break à la basse rappelant immanquablement le début de "Armageddon Death Squad". Pas un gros écueil pour votre serviteur qui apprécie ce genre de finesse. De toute façon, l'avantage d'un trio est qu'il n'y pas trop le choix, il faut une basse bien présente qui vous lamine les esgourdes.

Et c'est là le deuxième bon point de Black Pestilence. Bien sûr, nous sommes plus dans le monde du Metal que dans celui du Punk. Les solos sont là pour nous le rappeler, bien que la démonstration technique ne semble pas du tout être un objectif du combo.

La bonne première impression se confirme avec le second morceau qui bouffe largement dans la gamelle du Black Metal. Une auge dont laquelle nous bâfrerons jusqu'au dernier morceau, principalement à cause d'un chant très typé, galvaudé dirons certains, appuyé par des cœurs de goules qui font peur, ou rire, selon la sensibilité de l'auditeur.

 

C'est efficace, au poil de barbe près. Un peu trop peut-être...

Car le principal défaut de cette plaque est l'évidente envie de bien faire des Canadiens. C'est propre, trop propre, carré, trop carré. Leur vague délire cyber peut expliquer le côté clinique de la chose. De légères touches de clavier et autre samples, parcimonieusement placés, sont ainsi là pour nous rappeler que Black Pestilence pense précipiter la fin de la toute puissance d'Homo Sapiens Sapiens et nous faire rentrer dans l'air de l’oppression des machines. Skynet, T-800, Morpheus, tout ça, blabli blabla, en gros.

Je donne l'impression de me moquer mais, en fait, ces bidouillages électroniques assez discrets enrichissent la musique des Canadiens plutôt que de la plomber. Le côté Punk vantée par la promo de l'album, est présent de façon relative. Principalement dans le côté simple et urgent des morceaux. Bon, peut-être qu'au Canada, une autre définition du Punk existe (bullshit, écoutez Storm Of Sedition ou Konform). Mais, pour moi, cela manque de Crass.

 

L'immédiateté de In Defiance saute à la tronche comme le plaisir que l'on a à écouter ce trio, sa durée de vie est plus sujette à caution même si, au final, un fumet un peu rance se dégage de l'album.

Avec un nom de groupe pareil, manquerait plus que ça sente le Harpic.

photo de Crom-Cruach
le 05/09/2014

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