Bowelfuck - Appetite Comes With Killing

Chronique CD album (25:17)

chronique Bowelfuck - Appetite Comes With Killing

Découvrez les chicots et serrez les fesses car on va causer Grind, et pas des moindres.

Puisqu’il s’agit, ici, du trio tchèque Bowelfuck, dont j’avais déjà dit le plus grand bien en 2020.

 

Les gars n’ont pas changé leur mitrailleuse d’épaule deux ans plus tard. Et mazette que c’est pas facile de bavasser sur une musique éminemment cathartique comme celle de Appetite Comes With Killing !

Alors, on ne va pas tergiverser, les gaziers font désormais partie des bonnes pointures du genre. Incroyable, en effet, de constater le boucan absolument ravageur qu’ils peuvent faire à trois.

Bien sûr, le riffing fait ici office de squelette d’adamantium pour chaque morceau. A dominance Punk ou Death, le moulinage de manche se fait ainsi d’une précision et d’un violence absolue. Inattaquable et absolument brutale, la guitare de Bowelfuck se montre aussi crusty friendly sur un "SlaveDriver" rappelant les meilleures heures des darons de Phobia.

 

Ainsi les Tchèques viennent piétiner sans vergogne la gadoue des plus grands. Ben oui, on voit à quoi a été biberonné le trio. Ce qui n’amoindrit pas une seule seconde leur Grind pur jus de haine. "Mines Of Death" vous fera ainsi toucher le doigt de Barney dans la chapelle Sixegrind.

Et quand Michal Štěpánek des Brutal Death metalleux de Shampoon Killer prend le mic en guise de guest sur "Scavenger", on a le droit à un concours de taureaux en rut. Pour le plus grand bonheur de vos oreilles et le déplaisir absolu de celles de votre dulcinée.

La mienne ne kiffe pas le Grind, c’est clair.

Elle reste, ainsi, imperméable au fait que l’intro du morceau est constitué d’un braillement de Immortan Joe de la Fury Road.

 

"I am your redeemer !

It is by my hand you will rise from the ashes of this world !!

 

Pourtant, quand je lui explique que la prod. de cet holocauste musical, dans son ensemble, est redoutablement troussé par rapport aux standards du genre... elle m’envoie promener.

Quand j’affirme que le batteur est plus méchant que sa mère, elle ne me croit pas.

Et me trouve limite méprisant, en plus.

La reprise de Ahumado Granujo, des Goregrindeux du coin, en queue de peloton, ne constitue pas plus un argument valable pour qu’elle écoute l’album. On passe pourtant du bovin meuh meuh au porcin grouik grouik, juste suffisamment décérébré pour contenter les plus tarés.

 

Outrageusement brutaux et groovies, les Bowelfuck méritent de devenir des rocks stars au même titre que Jefferson Airfuck, Steppenfuck et autres The Rolling Fuck.

photo de Crom-Cruach
le 30/05/2022

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements

  • Seisach' Metal Night #3
  • Soirée FRANKENHOOKER (DEAFHEAVEN + CELESTE + WHISPERING SONS + SLOW CRUSH) le 30 septembre à l'Elysée-Montmartre