Brutal Beatdown Records - Not salsa, just brutal music

Chronique CD album (66:54)

chronique Brutal Beatdown Records - Not salsa, just brutal music
Bon vu les résultats du PC il y a déjà un an je fais un rapide rappel sur cuba :
Cuba reste le dernier bastion du vrai communisme, l’ultra état centralisé sur une oligarchie, pas une espèce de pays qui n'a du communisme que les coutumes militaires et qui est plus libéral qu'une utopie Blairiste.
Mais tout ça c’est du passé puisque le pouvoir est passé d'un Castro à un autre, que les moins pauvres ont l’autorisation d'acheter un portable ; que Cuba n'est plus connue uniquement pour ses cigares et son blocus obligeant les gens à retaper de bien belle manière de vieilles Ricaines. Depuis le Social Club et Compagni Secundo, Cuba est aussi connue pour sa musique et pas que la salsa ; la preuve par Dave Lombardo.

Bon je rassure les investigateurs de cette compilation je vais enfin parler d'elle.

Mais quelle déception d'entendre cette compilation ! Je m’attendais à voyager, que certains groupe nous jouent du folk-metal (c'est à dire de la bossa-metal)... Bah non, c’est la même chose que par chez nous. Que les chanteuses jouent aussi sensuellement de leur voix que de leurs croupes durant un tango, bah non et c’est rassurant dans un sens.
Bon voilà je crois que je viens d'éculer tous les clichés sur ce pays je vais enfin pouvoir vous parler sérieusement de ce disque.

Donc il ya autant de dépaysement dans cette compilation que dans les Ardennes Belges pour un Ardénnois Français. C’est tout pareil que nous diront les plus jeunes (genre les 4-5 ans il n'est jamais trop tôt pour commencer). Cette compilation regroupe 10 groupes pour 21 morceaux, allant du hardcore au death-metal. Et comme c'est une compilation, il n'est pas facile de se faire une idée, car on passe du morceau qui capte notre attention à un morceau que l'on trouve moins bon.

Je vais donc la disséquer par groupe :

Escape nous présente un metal dûr, genre death/thrash orienté old dans la teneur (rythmiques riffs....) malgré l’incursion de quelques bidouille électro ; avec incorporation de passage en voix claire vraiment pas dégueulasse et bien réussi sur "Ahora o nunca", mais trop présent sur "Invecible".

Médula nous accule d'un néo rabaché depuis des lustres façon Korn des début ; le riff principal de "Sindrome del hombre solo" me rappelle un riff de néo bien de chez nous, mais impossible de mettre un nom dessus. "Exodo" reste dans la même lignée, avec sa basse jumpy-jumpa ; bref ça tombe à plat.

Avec Blinder, on est replongé dans le death des tout débuts ; déjà la prod y est pour beaucoup (par contre la voix est trop sourde et trop glaireuse), et puis il n'y pas grand-chose de neuf ; sur un album complet, c'est peut-être bien, mais sur la compilation, ça dénote.

Combat noise me fait penser à du death brésilien qui demande à mûrir : c'est sale et evil ! "Snipper in position est banale tandis que "The empire strikes first" est un peu plus travaillée.

Switch fait du Hard-Core avec tous les clichés ; et ils le font bien avec un certain style, mais là encore il n'y a rien d'original.

Demencia joue du gros death à tendance goovesque, s'il avait été mieux produit et un peu plus entrainant.

Arabio joue du punk/hardcore des écoles, c’est bien fait, c’est dynamique, bien construit, les idées sont bonnes et le son est plus que correct.

Estigma joue du hardcore fortement métallisé, la preuve : il y a un solo de guitare et tous les clichés HxC qui vont autour, mais c'est bien fait même s’ils ne révolutionnent pas le truc.

Azotobacer : Bon et bien encore du hardcore à solo ; c'est bien fait aussi, mais deux morceaux ne donnent pas assez pour adhérer complètement au groupe.

Chlover, ça sent le tough guy qui se ventile les dessous bras dans le pit, tout ça...

En conclusion, il n' y a pas grand chose d'original dans cette compilation. Cependant, les quatre derniers groupes me semblent un peu plus sortir un peu plus du lot. En on ne peut qu'applaudir l'initiative du label Brutal beatdown records, fondé par un Français qui se démène pour sortir de l'anonymat la scène extrême Cubaine !
photo de Sepulturastaman
le 16/09/2008

2 COMMENTAIRES

David

David le 20/09/2008 à 04:11:47

Merci pour la chronique qui dans son ensemble est assez juste...

sepulturastaman

sepulturastaman le 20/09/2008 à 10:24:53

Je trouve que le gros problème c'est qu'il y a deux morceaux de chaques groupes et dans une compil soit ça fait trop soit ça ne fait pas assez.
Par contre chapeau pour l'initiative, bonne continuation, et bon courage pour la suite.

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