Closet Disco Queen & The Flying Raclettes - Omelette du Fromage

Chronique CD album (38:51)

chronique Closet Disco Queen & The Flying Raclettes  - Omelette du Fromage

Vous connaissez ma passion pour la nourriture alors quand un groupe demande une chronique de son album intitulé Omelette Du Fromage sorti chez Hummus Records, je n'ai pas cherché plus loin, ranafoute du style, ranafoute du groupe qui a pondu ça, ranafoute de la potentielle page blanche, j'ai dit oui direct.

Derrière ce titre à la tournure grammaticalement approximative mais charmante, inspiré d'un épisode de Dexter (le laborantin prépubère, pas le serial killer en pleine midlife crisis), on trouve Closet Disco Queen & The Flying Raclettes, un groupe résultant de l'association heureuse de deux duos de deux musiciens (ça fait donc quatre bonhommes) qui multiplient les projets parallèles comme d'autres multiplient les pains. Plus qu'un groupe, un pied de nez musical, formé sur les cendres (toujours fumantes) de Coilguns dans le but de tenter de devenir une version marque repère de The Mars Volta (c'est pas moi qui le dit, c'est le kit promo).

 

Après cette longue introduction pleine d'informations inutiles pour vos soirées DTC (Déballe Ta Culture), parlons musique. Closet Disco Queen & The Flying Raclettes propose une musique instrumentale plutôt bien fichue qui lorgne du côté du post-rock shoe-gazien sans tomber dans le piège du progressif pompeux et imbitable. On est plutôt dans la tourne dans laquelle l'auditeur peut rentrer sans effort, le riff simple et répété à l'extrême (parfois un peu trop) autour duquel le groupe construit, déconstruit, fluctue, virevolte au gré d'ambiances tantôt aériennes tantôt chamaniques ("Gigodane", douze minutes sous LSD (Leads Super Déchaînés)). Cependant, le groupe réussi à ne jamais être ennuyeux, ni mou ("Flugensaft") et encore moins nombriliste comme peu l'être la musique instrumentale parfois. C'est ambiant, trippant, idéal pour chiller et on s'y sent bien comme dans bon gros canapé Chesterfield bien moelleux.

Malgré une écriture de qualité, bien que très classique, malgré un côté prog, certains morceaux semblent cependant manquer...euh...bah...d'une voix ("Goussepaille", "Spartacuisse").

 

Côté musicien, ça joue, c'est propre toit en gardant ce côté habité agréable car de plus en plus rare dans des productions de plus en plus millimétrées. Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas m'attarder trop sur les cordes (parfaites soit dit en passant) mais plutôt sur les fûts. Car le batteur, Luc Hess, est un monstre. Mais pas un monstre de technique ultra moderne, non un genre de mix entre Steve Gadd et Cookie Monster, une anthologie de grooves simples mais déclinés de mille façons en exploitant pleinement la diversité d'un kit de batterie. Une machine à voyager dans le temps qui nous ramène à la batterie comme elle était abordée dans les années 60-70's: l'expression vivante et cathartique du groove d'une personne au travers de son instrument. Un vrai bonheur à écouter et la promesse de concerts intenses!

 

L'album est servi par un mixage très agréable et plein d'une belle dynamique parfaitement adaptée pour retranscrire le côté progressif des morceaux et nous accompagner dans les ambiances qu'il propose. Enfin, il est à noter que l'album a été écrit en 20 jours et qu'au vue du résultat, c'est plutôt impressionnant.

 

 

L'omelette n'est donc ni baveuse, ni trop sèche, elle est roborative mais fine et fait plaisir comme ces grands classiques de la cuisine qui n'ont pas besoin d'une revisite gastronomique pour nourrir le corps et le coeur.

 

On aime bien: la batterie, véritable extension du batteur; des morceaux trippant et habités; le son

On aime moins: sera peut être trop répétitif pour certains...

photo de 8oris
le 19/10/2021

2 COMMENTAIRES

Seisachtheion

Seisachtheion le 19/10/2021 à 21:55:08

Hey tous ! C'est la 100e kro publiée de 8oris tout de même !
Congrats buddy !!!!!!!!

Xuaterc

Xuaterc le 20/10/2021 à 07:41:54

Mazal Tov !

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