Cosse - Nothing Belongs to Anything

Chronique CD album (27:21)

chronique Cosse - Nothing Belongs to Anything

Cosse est un jeune quatuor parisien qui propose un premier opus désarmant de sincérité. Là on pourrait y voir du copinage ou du bon voisinage avec le soutien d'A Tant Rêver du Roi ou la – toujours très juste – communication de Julien Fernandez (mentor de feu Africantape) ; l écoute de ce – Rien appartient à Personne – se suffit à lui -même. Autant pour ses intentions que pour ses maladresses.

 

La vingtaine a peine mouché pour au moins la moitié du combo ne peuvent laisser présager le bond dans le temps que l'on va faire à l'écoute de ces 27 minutes, vite essentielles.

Parce que Cosse parle, chante, et joue une époque qu'ils n'ont forcément pas connue. Quand Nils, le chanteur attaque le registre d'un Paul Quinn (and the Independant Group) sur « Sun forget me » où bien évidement Brian Mac Mahan (Slint), on devine qu'en plus d'être des gens lettrés – le titre de l'opus - ; on a affaire à des auditeurs-diggers les oreilles grandes ouvertes.

 

Ceci dit en musique, comme partout ailleurs, le hasard créée d'heureux accidents, dans le cas présent, il le fait avec beaucoup de chic. Cosse a tout les attributs pour être un sémillant groupe pop de plus sur papier glacé. Au fil des minutes, le très Jazz « Seppuku » (dans sa conception) ou le rêche « Pin Skin » donnent une vraie valeur à la musique organique faite de bois, de cordes, de peaux, et de voix parfois malhabiles.

 

Pêché d'orgueil, de jeunesse ou simple évidence, c'est « The Ground » qui sert de carte de visite au combo pour présenter son opus. Un effort musclé, un peu inutilement boursouflé, qui donne l'air dans découdre un peu dans le vide. L'on préférera, pour le coup, l'annonciateur « Welcome the newcomers », sensible et beau, dans les travées de Slint – encore et toujours, le magistral Spiderland, en point de mire.

 

Au final, Cosse réunit l'attention de l'auditeur, s'assume parfois maladroit, et propose un premier effort aussi exigeant que touchant.

photo de Eric D-Toorop
le 03/11/2020

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