Cro-mags - In The Beginning

Chronique CD album

chronique Cro-mags - In The Beginning

Se farcir une chronique des Cro-Mags, vingt ans après leur dernier album studio, c’est se colter une bonne tartine de l’histoire du HxC Crossover américain pas pour les narvalos. Et pour la bagarre, je ne fais pas le poids face à Harley Flanagan, mythique bassiste du combo new yorkais, furieux, dangereux et pour certains, passablement cinglé. Pour les rookies, ce mec est une légende au même titre que Mike Muir et Roger Miret.

 

Il faut préciser que l’album fondateur The Age Of Quarrel (1986) peut être considéré comme l’acte de naissance du crossover HxC, alors que le premier skeud de Suicidal Tendencies serait celui du crossover Thrash.

En 1989, Flanagan remplace déjà John Joseph, le frontman officiel, au chant, sur Best Wishes (leur meilleure bastos pour moi). Suite au split de Cro-Mags en 1994, (Joseph ayant, par la suite, tenter de le reformer en 2008 en ajoutant JM après la trademark), Flanagan ne lâche pas l’affaire et se montre bien plus convaincant que son ancien complice.

Il fonde ainsi deux groupes portant son blase. Harley’s War pour le premier et Harley Flanagan, tout simplement, pour le second. Cette dernière formation ayant accouché d’une belle ogive bien urbaine en 2016 et nommé... Cro-Mags. En 2000, pour Harley’s War, il recrute Rocky George le mythique gratteux de Suicidal Tendencies. C’est important pour la suite.

Pour sérieusement relancer les Cro-Mags du XXIème siècle, après un hargneux Revenge (2000) sonnant Souïcidâl (l’influence de… Rocky ) ou Ramones (!), Flanagan s’entoure de potes pouvant le supporter entre deux bagjares.

Il prend alors le guitariste de Harley’s War, le batteur de Harley Flanagan et… Rocky George, évidemment.

Bon, j’avoue, je n’ai même pas jeté une oreille sur les deux EP sortis l’année dernière. Que voulez-vous, je n’aime ni les hippies, ni les EP.

 

Ici, le son s’est modernisé, évidemment, laissant la part belle à une grosse basse bien vindicative, et aux leads reconnaissables de Rocky à 156 Km² à la ronde. D’entrée, le titre "Don’t Give In" renvoie au début de The Age Of Quarrel. Voyez cela plus comme un clin d’œil que comme un pastiche ridicule.

Car In The Beginning n’est pas là pour amuser la galerie ou piller un héritage passé mais pour sortir les pouchkas. L’album est évidemment oldschool, loin des modes, et renvoie aux meilleurs poids lourds du genre.

On pense alors à Merauder, responsable du cultissime Master Killer pour les lignes de basse grassouillettes qui bouillavent. On sent que Flanagan sert les dents au mic au mode rage larvée. Car le bonhomme n’en fait pas trop, communiquant sa niak en restant très compréhensible. "Drag You Under" s’érige alors en modèle de titre Punk HxC alors que l’intro très métal de "No One’s Victims" nous fait frémir le chibre en sortant les chouris.

Les leads aériens de Rocky George sont sans nul doute un énorme atout à ce bel étalage de son urbain sachant aussi sortir les sings alongs quand il faut.

"From The Grave" poursuit la course dans les couloirs du métro et la guitare se fait encore bien maligne alors que, derrière, la rythmique ne débande pas. On se dit alors que l’album ne pourra tenir sur sa lancée égard à son nombre de titres… Et puis le solo clôturant le morceau nous fracasse les sinus, le radius et le cubitus.

Je sais qu’au moins un de nos fidèles lecteurs fera la grimace en comparant In The Beginning au glorieux passé de la formation.

Mais, "No’ One’s Coming" tamponne tellement ses grands morts en mode boxer face au pig !

Okay, les intros commencent à se ressembler en mode remplissage de la benne à ferraille et c’est plutôt flagrant sur "PTSD" dont on pourrait allégrement se passer. "The Final Test" fait de Harley un rabouin à la Danzig des Misfits : ça passera pas pour tous pourtant la paire de gratteux se fait astucieuse sur la fin. Le nak de ton oncle Manolo, mort dans un buisson.

Et mec, dis-moi que tu n’aimes pas la mosh-part de "One Bad Decision", les cendres de ta mère ! "Two Hours" se fait plus lent et lourd pour briser la routine et les tibias. Et, on pourrait facilement marmonner en sourdine ST/ST/ ST, la morve de ta sœur !

L’instru "Between Wars" apporte aussi un soupçon de diversité . Les poils de vulve de sa tante !

 

Avec trois titres de moins, la bicrave aurait été un incontournable absolu. En l’état elle est de loin la meilleure sortie des Cro-Mags depuis Best Wishes, bottant les culs des poucaves de la scène new-yorkaise qui n’ont jamais bouffer de niglo,… avec les épines.

 

« En définitive, le gentil manouche couvert de tatouages était un champion de boxe à mains nues, ce qui fait qu'il est plus résistant qu'un clou de cercueil. Pour l'instant Tony pense à tout autre chose, parce qu'il sait que si Georges ne se réveille pas dans les minutes qui viennent il sera enterré avec lui. Pourquoi est-ce que les gitans se fatigueraient à expliquer la présence d'un cadavre dans leur campement alors qu'il leur suffit de les enterrer tous les deux et de déménager ? Ces gens-là n'ont pas de numéro de sécurité sociale pas vrai ? Tony, ce crétin est en train de prier. Et si c'est pas le cas, ben il devrait. »

photo de Crom-Cruach
le 30/06/2020

3 COMMENTAIRES

Freaks

Freaks le 30/06/2020 à 15:31:09

Mis a part pour sa prod un brin plus proprée, aucune surprise en écoutant In the Beginning et c'est tant mieux...

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 30/06/2020 à 18:23:53

Taillé en V pour la chro le Cromie, Nice Job.

Seisachtheion

Seisachtheion le 30/06/2020 à 20:39:48

Aaaah, Merauder... 

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