Dead Bones Bunny - What's Up Rock ?

Dead Bones Bunny - "What's Up Rock ?"
chronique Dead Bones Bunny - What's Up Rock ?

Je mets le doigt devant

Je mets le doigt derrière

Je mets le doigt devant

Je fais de tous petits ronds

Je fais le boogie woogie

Je fais le tour de moi-même

Et je vais en avant...

 

En tout cas, n'en déplaise à notre chère Hélène qui est une fille comme les autres, ce n'est pas avec Dead Bones Bunny qu'on va faire sa danse. En revanche, les bougres ne cessent de mettre la carotte devant pour qu'on danse le boogie woogie, ça, c'est un fait certain.

 

Me direz-vous, c'est qui ces hurluberlus ? Un gros troupeau de lapins de garenne tout droit venu des catacombes parisiennes. Cet été, ils ont même lustré leur beau pelage pour faire un gros coucou au Motocultor Fest. Des embrassades très langoureuses même puisqu'il était quand même très difficile de manquer leur campagne communication où l'on voyait leur logo placardé à chaque détour de grillage cloisonnant le camping. Mais bon, il ne faut pas non plus trop se fier au côté mort-vivant du crâne puisque Dead Bones Bunny est loin de vouloir nous balancer une haleine fétide oversaturée propre au metal de la mort. Non, les Dead Bones Bunny, bien que revenus d'entre les morts, s'apparentent davantage à notre lapin à nous : ils aiment gambader joyeusement en frétillant du pompon. Mais contrairement au nôtre qui préfère déguster les jeunes pousses de pissenlit pour mieux les critiquer ensuite, Dead Bones Bunny préfère fumer les mauvaises herbes des champs laissés en jachère pour mieux nous la renvoyer en musique.

 

Enfin, d'abord, encore faut-il les suivre dans ce tout premier clapier portant le doux nom de What's Up Rock ? . Qui s'avère en réalité tout cozy avec tous ces froufrous rouges et noirs façon Moulin Rouge. En un peu moins propre et pailleté quand même. Ici, ça préfère fumer les gros cigares en tenue BCBG tout en arborant le chapeau, les lunettes noires et la bouteille de Jack Da' du regretté Lemmy Kilmister. A savoir que la musique d'ambiance qu'on peut entendre entre ces quatre murs de bois se situe à mi-chemin entre Motörhead pour le côté bourrin des grattes et la voix de son Patrick Sébastien version lapin et l'autre side-project de son leader, HeadCat pour le vieux blues/rock 50's/60's. Et franchement, en live comme sur album, il faut reconnaître qu'il est fort compliqué de ne pas rentrer instantanément dans l'ambiance. Voilà comment cette douzaine de titres te rentrent dans la boîte crânienne en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et te fout assez de banane pour danser un bon vieux rock ou un bon vieux madison avec les mamies rescapées du fond de salle qui n'en peuvent plus d'attendre que leurs maris séniles lâchent enfin leurs verres pour empoigner le déambulateur. Voire même danser la danse d'Hélène selon la qualité de la Villageoise servie au comptoir. Parce qu'il faut aussi savoir rendre hommage aux classiques franchouillards.

 

Mais surtout pas la danse des canards en revanche. Parce qu'elles sont à vomir ces sales bestioles. Me direz-vous encore, il y a de la lapine, des robes à pois et porte-jarretelles comme tout bon cabaret ? Pour sûr. Elles poussent même la chansonnette en arrière-fond entre deux jetés de pattes. Qui, malheureusement, ne portent pas forcément bonheur comme on pourrait le croire. Pas qu'elles chantent faux les donzelles, juste que l'ingé-son a dû passer plus de temps à mater les culottes affriolantes au bord de scène plutôt que de s'occuper de ses potards : leur incursion dans le mix et autres poses d'effets sur leurs voix représentent sans nul doute la plus grande faiblesse de tout le spectacle.

 

Et c'est bien dommage tant il se serait montré encore plus entêtant encore qu'il ne l'est déjà. Surtout que Dead Bones Bunny parvient à balayer d'un revers de main ma plus plus grande crainte que je nourrissais en les voyant en terres morbihannaises cet été : ne pas lasser sur la longueur. Y a pas à dire, on les a vu débouler de nulle part mais ils envoient du petit pois ces lapinous.

photo de Margoth
le 27/04/2019

9 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 27/04/2019 à 15:38:04

Haha, super chronique ! Il faudrait que je les écoute plus sérieusement tiens... À noter que Fafa, lapine en chef, fricote avec les lascars de 6:33

Margoth

Margoth le 27/04/2019 à 16:01:17

Maintenant que tu le dis, elle ne fait pas partie des choristes qui apparaissent sur le clip de "I Like It" ?

cglaume

cglaume le 27/04/2019 à 16:09:34

Je crois que tu as raison, oui. Et puis elle a participé à la présentation de Music League avec Nico et Flow: https://youtu.be/dYcZXpopIVI

Margoth

Margoth le 27/04/2019 à 16:31:03

Ce lapin diabolique qui m'a fait mettre lecture sur The Stench From The Swelling... C'est pas comme ça que je vais écouter les disques à chroniquer ^^

cglaume

cglaume le 27/04/2019 à 16:52:04

Comme dit ZEAL & ARDOR : Devil is Fine.
(surtout quand il prend la forme d'un lapin :D )

cglaume

cglaume le 27/04/2019 à 16:53:50

J'ai vérifié le clip d'"I Like It". Elle n'est pas choriste, mais elle danse parmi les figurants dans le public :)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 28/04/2019 à 15:57:20

Pal mal fichu

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 28/04/2019 à 15:57:30

PAS zut !

gab

gab le 29/04/2019 à 19:24:10

Yeah !
Merci beaucoup !

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