Decades Of Despair - Alive

Decades Of Despair - "Alive"
chronique Decades Of Despair - Alive

Voilà une sortie que je surveillais du coin de l’œil depuis un petit moment ! Il faut dire qu’après une démo en 2007, un EP en 2009, et l’émulation de la jeune scène parisienne autour de ce groupe, Decades Of Despair n’avait encore pas sorti d'album… C’est pour ça que j’ai toujours eu l’impression que ce groupe, et leurs groopies, mettaient un peu la charrue avant les bœufs (à l’instar de beaucoup de formations du même acabit).

 

Mais ça y est ! On a enfin un vrai gros morceau de barbaque à se mettre dans la gueule ! Et croyez-moi chers amis, je trouve que ça valait le coup de patienter. Exit la période coreux tape à l’œil, sur cet Alive, Decades Of Despair veut assoir cette réputation (trop) vite forgée, en se détachant de la masse parisienne. Cet album fixe le style « Decades Of Despair ». On se retrouve avec un album très complet car aux influences variées (pourvu que ça soit poilu). Le groupe nous emmène dans un registre entre la froideur et la bestialité du Black -sans allé jusqu’au Trve-evil-raw-égorgeur de chèvres (« The Ritual » en est un bon exemple), la couenne bien grasse du Death à tonton (« Son Of The Red Sand » feat. Steve Garner de The Bridal Procession),  et le côté ample, voir vaniteux, du Heavy metal ! Oui mOsieur, ça existe toujours ! On a donc droit à des soli classieux et des mélodies aux teintes chevaleresques, mais on ne va pas s’emballer non plus, c’est pas Rhapsody.

La fin de l’album laisse d’ailleurs place à un chant clair aux allures d’hymne, s’ils n’étaient pas de Paris je les aurais comparés à des païens du nord ! C’est vraiment l’ultime détail qui fait que DOD récure, jusqu’au moindre recoin, les possibilités d’ouvertures qui s’offrent à eux.

 

A la composition d’Alive, il est clair que les gars regardaient vers le nord, le Grand Nord devrais-je dire, pour l’affamé qui pensait au maroille. Ils suivent-là un sillon déjà bien préparé par The Black Dahlia Murder, sans pour autant que l’idée du plagiat nous effleure. Decades nous envoie sa dose de rythmiques galopantes à base de blast véloces et de riffs thrashisants, une recette épique et corrosive qui me rappel par certains aspects ces bons vieux hollandais de God Dethroned (je ne leur ferais pas l’affront de les comparer à Abigail Williams, dont le chanteur fait d’ailleurs une apparition sur « An Eternal Eclipse »).

C’est donc un très bon album que je salut bien bas, car il n’était pas tellement parti gagnant dans mon esprit. Une dernière léchouille pour vous convaincre ? Ok, c’est une fois de plus Sylvain Biguet qui s’est occupé de la prod’.

photo de Domain-of-death
le 12/02/2013

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