Depraved - Raped Innocence

Chronique CD album

chronique Depraved - Raped Innocence

Le dernier Depraved remonte déjà à 5 ans : Drive Into Psycho Terror était alors une petite pépite de Death Grind carnassière qui nous avait fait une forte impression turgescente.

Que reste t-il alors de nos amours ?

Que reste-t-il de ces beaux jours ?

Le goût pour une musique de dépravés. Car avec les Nancéiens, Charles est une traînée.

 

Wèè, après l'intro glauque syndicale, "See My Suffering Word" nous prend là où on avait laissé les gaziers : au milieu d'une touze Death grind ultra brutal et plombée par des baisés du bondage musical.

Pas de détails, le tempo nous pousse contre le mur pour nous booyaver d'un chant Death primitif mâtiné de fulgurance Grind. On dépasse les 3 minutes mais on n'a pas vu le temps passé dans la tranchée que sont déjà devenus nos orifices... auriculaires.

C'est un bon signe ça, pour les gros malades de ce genre de pratiques extrêmes.

Le second titre enchaîne, nous mettant une deuxième cartouche contaminée à la rythmique compulsive.

Après, va falloir faire un test... auditif. Mais on se dit qu'avec un swing pareil, l'exercice va devenir définitif.

 

Les Depraved ont de la bouteille même s'ils ne passent pas leur vie à en vendre. Quand faut envoyer le jus, y'a donc de la réserve.

Une grosse livrée de riffs plus catchy que Rosario Dawson dans Retour à Zombieland et plus violents que Rambo au Mexique, rythment cet objet "méchant-pas-content comme y'a longtemps".

"The Mask Of Terror" est lent oui (euh...), bon, ça va quoi. Mais, juste avant un "50 Shades Of Blood" qui total destroy sa mère, ça repose les conduits.

Car bien vite, les gaziers élèvent un glory hole impitoyable, sans étaler la moindre tendresse pour les puceaux musicaux. Depraved se montre ainsi, à la fois très con pour déboîter les fions des rochons et parfait quand il faut poser une ambiance crapoteuse.

Le combo se nourrit aussi bien d'un Metal slayerien (l'évident et sur-testostéronné "Prisonner In My Head") que du primitif d'un Canniboule ayant bouffé du Napalm.

Sur "No Time For Peace", les mec se mutent alors, à l'aise, en une espèce de rejeton punk des derniers Bolt-Thrower, tellement ils tiennent la ligne, fonçant toujours plus loin, avec des coups de rein dévastateurs.

7, 8, 9, 10, pas de gâchis sur la fin. "Mesmerize" te fout même ton system down et tes désirs déviants de néo-prog à l'amende.

 

Y'a du Grind, oui,

y'a du Death oui

y'a du Thrash, aussi.

Pour les politesses, ne prends pas de ticket, c'est direct dans tes fesses.

photo de Crom-Cruach
le 03/12/2019

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