Doomriders - Grand Blood

Chronique CD album

chronique Doomriders - Grand Blood

Il est clair que Doomriders n'est pas une blague, comme l'a déjà souligné Swarm dans sa chronique de Darkness Come Alive, leur album précédent, sur votre Webzine préféré.

 

Comme j'ai découvert le groupe avec l'album concerné ici, j'avoue que la formation menée par Nate Newton, bassiste de Converge, ne m'a pas tirée un seul sourire, même pas un petit rictus amusé.

Peut-être le combo est-il une récréation entre deux albums convergien pure jus, quoiqu'il en soit le mastodonte que constitue Grand Blood est un savant mélange d'influences clairement identifiables.

 

Doomriders combinent en effet le Stoner, le Punk Hardcore et le Doom dans un creuset bien vicieux. Le genre de mélange qui peut se casser la margoulette rapidement si les éléments le constituant ne sont pas brassés avec talent.

Le Stoner s'exprime tout d'abord dans certaines rares envolées de chant planantes et des solos parfois aériens.

Le Punk/HxC s'invite au bal régulièrement pour la férocité débridée et enfantine de certaines plages.

Le Doom ajoute son gras pachydermique et son ambiance funèbre.

 

Ces composantes prédominent sur certains morceaux ou copulent joyeusement sur d'autres rendant les plages parfois complexes à assimiler pour votre serviteur, fan de binaire bourrin. Les amateurs de Chaotic Math Machin me riront au nez.

Toute proportion gardée, c'est le groove de The Hope Conspiracy que l'on touche du doigt ici (du bout de l'ongle en réalité). Car pour Doomriders, l'efficacité est de mise et à même de parler à plusieurs publics différents.

Alors cet album ne comporterait que des qualités pour les fans de musique (très) amplifiée ? Et bien non, forcément.

La faute peut-être à la prod de M. Ballou, trop propre à mon goût et au manque de folie se dégageant de l'album. C'est bien joué, c'est méchant, c'est riche, c'est fun (encore que cela dépende de vos loisirs) mais ça ne laisse pas de traumatisme durable dans l'encéphale. La personnalité manque à Doomriders comme les sabots à un crocodile. Dommage car du coup, le groupe perd une partie de son mordant.

On y revient sans rechigner mais on ne hurle pas dans l'oreille de ses potes : « Ouahh, corne bidouille, écoute moi ce mudafucka groupe que j'ai dégoté là. ». Juste « Tiens, j'ai trouvé ça, c'est pô mal, ça masse sa culotte de cheval comme il faut ».

 

A trop vouloir se faire plaisir, on oublie peut-être parfois le plaisir des autres.

 

photo de Crom-Cruach
le 27/11/2013

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