Dysfunctional by Choice - Travelling in Travel

Dysfunctional by Choice - "Travelling in Travel"
chronique Dysfunctional by Choice - Travelling in Travel
Espoir du rock/métal français depuis un petit moment maintenant, les Dysfunctional by Choice débarque enfin avec un véritable album. Suite logique des précédents EP du groupe (Beta, Gamma et Delta) décrivant un concept au tour d'une chute sans fin, Travelling in Travel se révèle être encore plus fouillé que ses prédécesseurs et également plus hétéroclite.

Le début de l'album laisse songeur sur le style emprunté par le groupe, "Fog" sonnant très expérimental, bruitiste. Une déflagration sonore inhabituelle jusque là pour le groupe. Mais dès qu' "Alarm" débarque, le ton est donné et le rock très métallisé et grungy du DYSBY est de retour. Pourtant, certains sons apparaissent plus noisy que par le passé faisant naître une ressemblance parfois frappante avec Sleepers.
Loin de se limiter à un genre, le groupe parvient à explorer d'autres styles le long de l'album. Que ce soit le punk mélodique au travers de "Travelling in Travel", les déflagrations post-hardcore nettement inspirées par At The Drive-In sur "Non Reached Light" ou encore la fusion pure et dure sur le brutal "Pimple". Le rock plus bruitiste est bien sur toujours présent, en atteste le superbe "Gotham" et sa mélodie à couper le souffle. Et malgré cette effervescence de styles, force est de constater que le groupe se débrouille à chaque fois très bien, sans en faire de trop, puisant l'essence même du style pour y insuffler sa touche.

La construction de l'album repose au tour d'interludes variés, insérés à chaque fois entre deux véritables titres. Ces interludes décrivent des atmosphères soit oppressantes, comme "Optimum" et ses sonorités à la Nine Inch Nails, ou des atmosphères plus légères et calmes comme "Ice Bed", d'autres tirent plus partie de l'étrange à l'image de "C Ut", à la fois hypnotisante et effrayante. Ces sonorités d'abord aperçues en interlude viennent faire le lien entre chaque morceau avec une aisance hors du commun, et on se rend compte après quelques écoute qu'on les retrouve en fond sonore de chaque morceau. Comme une toile tissée entre chaque titre, ces interludes sont là pour capturer l'auditeur, faisant de cet album un bloc sonore massif et dévastateur.

Voyage musical mouvementé et passionnant, les quarante minutes de l'album passe vite, se clôturant sur les sept minutes d' "Underworld" et ses airs post-hardcore. Titre plus long et lent, condensé de la musique du groupe, comme pour signifier que la fin est là et que plu rien ne viendrait par la suite.

Et en plus de sortir l'un des meilleurs albums français de l'année, DYSBY se paie le luxe de le faire dans un digipack de toute beauté, où le groupe explique sa démarche et son concept sur la chute. Une raison de plus pour ne pas télécharger l'album…
photo de DreamBrother
le 02/06/2008

3 COMMENTAIRES

Pidji

Pidji le 02/06/2008 à 11:01:22

J'ai beaucoup aimé cet album également ; dommage qu'il y ait trop d'interludes qui ne servent à rien

dreambrother

dreambrother le 02/06/2008 à 11:07:10

Je ne trouves pas que les interludes soient inutiles. Au contraire, ils apportent le lien et de l'unité entre les morceaux...

Dams

Dams le 29/08/2018 à 17:42:18

Cette petite pépite est à >4€ en ce moment (avec ce lien : https://www.amazon.fr/gp/product/B0017P0G2O/ref=ox_sc_act_image_2?smid=A1X6FK5RDHNB96&psc=1)

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