Famine Year - Tervetuloa Tilastoihin

Famine Year - "Tervetuloa Tilastoihin"
chronique Famine Year - Tervetuloa Tilastoihin

Comptant, depuis peu, un membre de Unkind dans leurs rangs, en la personne de Marko, Famine Year ne peut, malgré tout, en aucun cas être considéré comme la petite sœur du groupe précité.

En effet, né en 2008 à Helsinki, Famine Year évolue dans un Crust bien plus frontal que leurs homologues.

Doté d'une solide démo et d'un split avec Hautaus, tous deux sortis en 2011, Tervetuloa Tilastoihin (Bienvenue aux statistiques) constitue le premier véritable effort longue durée du gang.

Enfin longue durée, je me comprends car les neuf titres de cette plaque passent à la vitesse d'un gastronome distrait filant aux toilettes après avoir goûter une poignée de capsicum annuum en croyant qu'ils étaient des mignons petits poivrons.

En effet là ou Unkind prend son temps pour développer ses ambiances et sa noirceur, Famine Year balance ses mollards épais dès la quatrième seconde du premier morceau.

 

Excité comme un Stéphane Bern présentant la décapitation de cette grosse dinde de Marie-Antoinette, Famine Year mitraille à tout va. La vitesse du rythme D-Beat associé au tranchant de la guitare fait pour beaucoup dans la puissance d'arrêt de chaque morceau : de quoi stopper une charge de mammouths, furieux de supporter les conneries d'un Manny trop kikoo lol devant Stonehenge.

Dans le genre comparaison idiote, cette phrase se pose là mais comme image, je n'ai pas trouvé mieux. Et puis mammouth et Finlande, avouez que ça aurait pu être pire.

De plus le son de basse très cinglant est bien mis en avant. Un vrai string en kevlar, tendu, à l’épreuve des balles et perméable aux blasts. Une basse qui ménage ses effets lors des breaks où la guitare lui laisse un peu de place.

Mais ce qui donne toute sa saveur aux titres de la plaque est, comme souvent, un chant ultra agressif. On a presque l'impression d'entendre le con patriote, Mikka Luttinen, chanteur timoré des mignons Impaled Nazarene, les aigus en moins. L’ensemble se rapproche quelque peu ce qu'auraient fait les Suisses de Nostromo s'ils avaient mangé un Punk.

 

Si le début de la plaque commence pied au plancher, le cinquième morceau, "Sinä Meiltä Riisit", commence sérieusement à donner une envie irrépressible de lever le poing en montrant les dents. La montée en puissance se poursuit sur le titre éponyme de la galette, en mettant une pression énorme avec son intro lourde et menaçante. La suite frise limite le Grind des familles décomposées pour terminer dans une débauche de mandales.

Cynique, Famine Year l'est dans ses paroles, considérant qu'il est trop tard pour changer le monde et qu'il faut donc l'envoyer se faire foutre. Des nihilistes vous dis-je. C'est flippant les nihilistes, surtout quand vous êtes pénard dans votre bain.

 

Amoureux des odeurs de shrapnels, Famine Year a aligné neuf cartouches à pointe de tungstène, sans se poser la moindre question, flinguant à l'instinct en se riant des pseudos conventions militaires, juste là pour légiférer le massacre.

photo de Crom-Cruach
le 21/11/2013

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