Flying Pooh - Never slow down

Flying Pooh - "Never slow down"
chronique Flying Pooh - Never slow down

Avis aux lecteurs, il faut lire cette chronique en mâchouillant un chewing-gum et en fumant une clope (ou 2 pour les taffeurs).


Ladies and Gentlemen ! Never slow down est la livraison 2011 des boys who love tits from Parisss ! Avec pareille pochette, tu m’étonnes que t’as des envies de fessées ! Les dépositaires du Spank Rock frenchy ne s’y trompent pas, ils ont conservé pour leur  quatrième album studio, ce goût du lucre, le parfum capiteux du plaisir. Avec près de 20 ans au compteur, le désormais sextet (il en manque à l’appel par rapport aux premiers skeuds) s’affirmerait musicalement en conservant son goût pour l’esthétique mâle (et ses clichés ?).

 

Flying Pooh  (mais quel nom, sivouplé !) s’est fait connaître dans les 90’s en jouant avec les Thugs, laissant çà et là quelques scories de Metal-Nawak sur des samplers rocksoundés, en guise de pièces d’identité et plus loin en publiant 2 albums aux pochettes bigarrées qui auraient, sans doute, illustré bon nombre de photos de profil si Facebook avait existé ! Facebook a vu le jour le 04 février 2004, Spanking day, la livraison précédente date de 2005. Oui, ça fait une éternité que l’on n'a plus entendu les Riri, Fifi et Loulou d’oncle Patton.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas les premières plaques du combo, sachez que cela n’a aucune importance. Nous ne sommes pas dans une série à épisodes. Si cette idée a pu nous traverser lors de leur première vie, ce Never slow down a assez d’armes pour se défendre seul. On ne parlera pas forcément de renouveau, d’évolution, on s’attardera sur le disque en lui-même et la qualité de ses compositions. « Busty boobs baby » suffira à vous planter le décor. Rock’n’roll, disco foutraque et pleinement jouissif… Les esprits chagrins préfèreront le terme "accrocheur". Après tout, que peut donc espérer un groupe comme Flying Pooh en 2011, s’il regarde dans le rétroviseur ? Avanti, avanti !

 

« Let’s », le terminus de l’album sonne comme un titre des belges de Ghinzu, cette référence revient de temps à autres, le long des trente-huit minutes qui composent cet album. C’est bien du côté pop-rock flamboyant qu’il faut se tourner même si Flying Pooh conserve un goût certain pour les élucubrations. Leur page wikipédia, vraisemblablement tenue par le groupe himself, parle d’un « groupe de rock français aux influences diverses et variées puisque leur musique tient d'une alchimie assez particulière ; on y retrouve du métal, du jazz, de l'electro, de la disco, des ambiances lynchiennes saupoudrées de riff à la Hives en passant par Mike Patton ».  Et oui le mot Pop sonne encore vulgaire dans les oreilles de certains. Les riffs catchy parlent pour eux, de même que la gouaille de Sat le chanteur, Flying Pooh en 2011 est là pour plaire. Pour autant, il ne faut bouder son plaisir, il y’a suffisamment de trouvailles, de soufre et de souffle malin (les chœurs, presque partout) pour passer un bon moment.

photo de Eric D-Toorop
le 14/12/2011

3 COMMENTAIRES

el gep

el gep le 14/12/2011 à 15:22:50

Ce disque est juste inécoutable. Complètement en toc, sans aucune âme, surfait, surjoué et putassier.

Ukhan Kizmiaz

Ukhan Kizmiaz le 14/12/2011 à 18:46:04

Un disque pour rouler en voiture, en revenant d'une soirée

sepulturastaman

sepulturastaman le 14/12/2011 à 18:57:01

Ou pour y aller d'ailleurs, moi j'aime bien cet album. Ètant déçu par le spanking days, Je pensais pas réussir à remuer à nouveau mon popotin sur un cd de FP.

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