Fontaines D.c. - A Hero's Death

Chronique CD album (46:44)

chronique Fontaines D.c. - A Hero's Death

Fontaines D.C. se forme en 2017 et tire son nom de Johnny Fontane – personnage chanteur dans le film Le Parrain - ; D.C. étant pour Dublin City. Le quintet, versé dans la littérature, sort rapidement un premier album rageux, Dogrel, à l'urgence pop, la morgue en plus dans la voix, produit par Dan Carey ; l'homme derrière Bat for Lashes, Emiliana Torreni ou encore le définitif Blood Pressures de The Kills.

Fontaines D.C. voit son parcours sage, prendre une envolée vers des cieux unanimes. Notamment dans un cortège de louanges internationales. De quoi faire chauffer Spotify, pour que les géniteurs puissent s'enrichir de 800 euros faciles ! La plateforme étant plutôt chiche question retours sur investissements.

 

2019 fut une belle année pour le groupe, seulement dans le tout, trop vite, cette unanimité rapide devait immanquablement s'éteindre toute consumée. C'était sans compter sur la fougue, l'énergie et un je-ne-sais-quoi de rien à foutre propre au groupe qui dégaine à peine une année plus tard, A Hero's death - synthèse transcendante d'une époque. Lettrés, spirituels, habités, Fontaines D.C. propose un deuxième album subtil et intense. Cette sortie précédent de peu, celle des anglais de Sleaford Mods replace les îles anglophones au centre du jeu.


Sombre et entier, le groupe délaisse – déjà – la rage latente du premier opus pour un album fort affirmé et baigné de nuances (et de références forcément). Alors qu' « A Hero's death » réussit le pari rêvé de se faire rencontrer Joy Division et The Fall le temps d'un seul morceau emblématique. Dans la vie, Ian Curtis et Mark.E.Smith respectueux l'un envers l'autre, s'évitaient soigneusement.
Morceau éponyme encore plus marquant parce que reposant sur la rythmique de « Death and ressurection show » de Killing Joke (album éponyme de 2003). Et par opposition, sans compromission, « Oh such a spring » conjugue sur un fond acoustique boisée cynisme et spleen.


A Hero's death a tout d'un classique à l'instar d'un This Nation's saving grace ou d'un Parklife si l'on reste dans les contrées insulaires.

 

photo de Eric D-Toorop
le 17/02/2021

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 17/02/2021 à 08:18:10

Très bonne surprise de l'an dernier pour ma part. Je l'ai beaucoup écouté durant l'été.

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