Ghostone - Le mangeur d'âme

Ghostone - "Le mangeur d'âme"
chronique Ghostone - Le mangeur d'âme

On associe rarement la terre Corse au style métal. Musicalement on serait presque tenté d'en vouloir à l'Île de Beauté d'avoir donné naissance à Patrick Fiori et d'exporter son insupportable polyphonie. Par contre, niveau métal, on entend assez peu de choses venant de là-bas.

 

Du coup l'arrivée de Ghostone est un petit évenement... Qui retombe tout de suite à plat lorsque le premier morceau débute par de la polyphonie digne d'I muvrini, avec le mistral comme fond sonore. Si la démarche est louable, et comparable à ce qu'Orphaned Land peut faire en hébreu, avec des sons traditionnels orientaux, on découvre au fil des titres un sentiment de lourdeur. Dommage, on tombe direct' sur une forme de cliché corse.

 

Ce gâchis on ne l'a pas que sur "Djihad Joe" : Ghostone trébuche sur ce point en mettant pourtant beaucoup de bonne volonté. En plus, à force de vouloir casser à tout prix le rythme, on suit péniblement le groupe dans son trip.

Cela contrebalance avec la sensation plus positive d'avoir d'excellents musiciens qui trouvent des rythmiques prenantes et des riffs intéressants et un boulot profond du batteur.

Entre métal, rock et traditionnel progressif, le mélange est intéressant. Rien de renversant mais toujours sympathique. 

Certaines étrangetés ponctuent malgré tout ce Mangeur d'âme avec des interludes sans doute symboliques du titre, entre l'"Intermission, l'Advertissement" et "Wake of".

Trois transitions, trois articulations autour d'une histoire de près de 50 minutes qui s'avèrent mouvementées et portées par des morceaux plutôt bien écrits.

Les structures ne sont pas novatrices et les parties tournées vers le chant corse prévisibles, il n'empêche qu'on va tout de même au bout du morceau juste parce que c'est plaisant à défaut d'être surprenant.

 

Un album qui comporte des petites originalités (le chant corse en tête), des lourdeurs (le chant corse en tête, mal placé, la clôture de "Screaming monkeys" dont on ne voit pas le bout avec ce riff lancinant et ce chant avec une légère reverb'). Ce sont aussi des morceaux bien structurés, une histoire bien réfléchie mais parfois pénible à suivre malgré les efforts et les points d'arrêt créés par de bons musiciens... Qui semblent avoir le cul entre deux chaises, coincés dans leur fusion rock/métal/prog'.

D'ailleurs la prod' de cet album le reflète : ni vraiment rock, ni vraiment métal, Ghostone a des idées, ne reste qu'à les trier et les affiner.

photo de Tookie
le 21/05/2012

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 21/05/2012 à 12:40:48

Intéressant tout ça...

louis

louis le 18/11/2013 à 13:42:00

patrck fiori n'a jamais fait de polyphonie!!
Tu as sans des connaissances importantes en métal et autres débauches sonores, mais manifestement la musique en générale manque à ta culture de base,et je ne parle pas de la géographie. Tes suppositions sur les etats d?âme des groupes que tu chroniques ainsi que de leur créations, ne restent que des supputations de blaireau frustré!!
Pour continuer je dirais ceci le mistral ne souffle pas en corse et Imuvrini est une groupe de chansonnette italo corse qui na rien a voir non plus avec les "versu" qui ouvrent l album si tu ne fais pas de différence entre l un et l autre ils est temps pour toi de devenir pompiste au lieu de pompeux!!
Derniere chose je suis continentale et artiste de la scene de musique actuel depuis qq temps et j'ai rarement eu la chance de lire une chronique aussi débile
Noter un album de 0 à 10 revient a noter un cerveau et c est en générale un exercice réservé a des gents cultivé ça te laisse de la marge de progression
bien sur cette réponse ne sera lue que par toi mo,sieur le modo et tu éviteras soigneusement qu il soit lu par d'autre conservant ainsi ton analyse moisie d'un pauvre type plus prêt a descendre le travail d'un groupe tout entier que de remettre en question ses propres competence journalistique
conseil !! achète toi des oreilles un cerveau et commence a vivre par toi même!
amicalement

louis

Tookie

Tookie le 18/11/2013 à 14:35:13

Cher Louis,

Je ne dis pas que Patrick Fiori fait de la polyphonie, je t'invite à relire la phrase.
Désolé de te contredire, mais le mistral concerne la Provence, le Languedoc, la vallée du Rhône...et la Corse.
I muvrini est composé de corses, qui a commencé sa carrière dans la pure polyphonie corse (ouais, j'suis pas fier de savoir ça)...(quant aux liens de l'île avec l'Italie, je ne vais pas revenir dessus, mais je t'invite à relire son histoire...pas si lointaine).

Quant à la note elle n'est pas si négative...
Alors pourquoi tant de haine ? Un petit Normacol est ça ira mieux.
Par contre nous n'avons rien contre les commentaires argumentés louant les qualités d'un album qui ne m'a pas touché.

Enfin...sinon je reviens sur la notion de "journalisme" sur un webzine ou lorsqu'il s'agit de musique ?
Affectueusement.

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