Gnô - Crass Palace

Gnô - "Crass Palace"
chronique Gnô - Crass Palace

Terriblement chiant à chroniquer, cet album de Gnô est tout sauf chiant à écouter.

Non, si je leur en veux avec leur Crass Palace c'est qu'ils donnent un sacré boulot.

 

Au départ un regard d'aigri sur la pochette fait penser à trois papys qui remontent péniblement un escalier, souhaitant un monte-escalier Stannah comme ceux des pubs entre Slam et Des chiffres et des lettres sur France 3.

Mais, la découverte de l'album calme : plus varié, tu peux pas test. Et pour des "papys" (les guillemets c'est parce qu'il faut pas déconner non plus), ils donnent une sacrée leçon de jeunisme.

 

Non pas que l'on passe du zouk au raï entre deux morceaux de brutal death, mais ça ratisse large entre rock et "métal" (remarquez encore les guillemets)...

Alors que le groupe m'était totalement inconnu (déception pour toi qui me pensais omniscient...maman), je découvre un gros CV et un petit historique qui laisse entendre que les messieurs derrière leur instrument ne sont pas des jeunes premiers.

 

Ceux qui les connaissent ne sont donc pas surpris de ce large éventail musical alliant groove, pop, hard-rock, guitar-hero avec parfois des pointes métal et grunge.

Une multitude d'influences variées avec un son assez "neutre". On profite de l'énergie et de la simplicité d'un trio : direct, avec de la place pour tout le monde. 

Cette formule, souvent idéale, met inévitablement en avant le guitariste qui nous fend d'une bonne série de soli.

Le principe n'est pas franchement MA came, mais ils sont bien placés et loin d'être désagréables : résultat c'est toujours un bon moment.

 

Là où les choses sont intéressantes, c'est lorsqu'on prend l'album dans son ensemble.

Si les titres, pris individuellement sont tous, "sympas" (un triste adjectif, pour mon vocabulaire limité aujourd'hui) , ils sont surtout tous très personnalisés.

 

Le premier sera lourd, les suivants auront plus de "groove", d'autres plus "sautillants" (décidemment, faut que je ré-ouvre un dictionnaire) et on aura même une incursion "perso-pop" avec une reprise des Beatles sauce Gnô

Bien qu'il y ait parfois quelques petites longueurs (ça dure près d'une heure), la richesse de l'album n'est en rien écoeurante et on découvre avec plaisir un groupe qui bouffe à tous les rateliers sans se gaver, sans nous gaver, le tout avec élégance.
On a même l'impression qu'il fallait stopper le groupe, qui ne manque jamais d'inspiration, et qui aurait pu aller au delà des limites d'une galette.

 

L'équilibre parfait, à l'image d'un chant qui se mue parfaitement de piste en piste, d'ambiances changeantes (entre et au sein des morceaux) cache l'unique défaut : l'absence de "chaleur", de personnalité, de "clinquant" dans le son.

Pour le reste, l'achat peut se faire les yeux fermés.

photo de Tookie
le 16/08/2013

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