Hard Resistance - Euphemism

Hard Resistance - "Euphemism"
chronique Hard Resistance - Euphemism

Après la grosse pelle à neige que constitue Lawless And Disorder, les Belges super énervés de Hard Resistance reviennent avec un Ep too much, toujours sur le label de Monsieur Miret.

Si Hard Resistance prend des substances illicites, elles sont forcément coupées à de la poudre à canon.

 

The world is beautiful but has a disease called man (Friedrich Nietzsche)

 

Ou peut-être est-ce juste leur solution pour éviter de poser des bombes à Boston ou devant une ambassade pour faire le maximum de morts innocents ? Le terrorisme belge n'est pas une menace prise au sérieux par le FBI, c'est une réalité.

Mais cependant si vous posez une oreille sur ce maxi, c'est que vous êtes une victime consentante comme moi. Donc pas de pitié, vous allez morfler.

 

Car, du style HxC, Hard Resistance s'éloigne de plus en plus en se rapprochant peu à peu de celui bien tendre qui émeut mon petit cœur : le D-Beat.

D'une rapidité supersonique, les cinq titres de cette plaque passent comme un train de marchandise sur un cycliste distrait. Voilà pourquoi, j'écoute presque exclusivement du "bruit" depuis plus de vingt ans et ne fais jamais de vélo.

Je ne vous cache pas qu'il est un peu dur de distinguer parfaitement tous les morceaux de ce concentré de haine, tellement ils ont été taillés dans le même moule. Les Belges envoient la purée peu ou prou en respectant le même schéma : le but étant de cracher sa rancoeur le plus méchamment possible en un minimum de temps. Une objectif largement rempli quand on considère la puissance et la rapidité dont fait démonstration ce bouzin à la production énôôôrme.

 

Toutefois, l'aspect qui sidère réellement sur cette galette de fiel est la rage déployée par Ron, le chanteur. En effet, le gazier aligne les couplets avec l'agressivité d'un ministre de l'intérieur expulsant des sans papiers. Impressionnant, si vous appréciez comme moi les rottweilers en pleine overdose d'anabolisants.

 

En définitif, Euphemism a les défauts de ses qualités : un extrémisme musicale qui pourra rebuter les amateurs de nuances. Comme je ne fais absolument pas partie de cette catégorie, je dis « banco, bête à deux dos et Geronimo !! ».

Ce qui ne veut strictement rien dire mais me paraît parfaitement d'à propos pour conclure.

 

 

 

photo de Crom-Cruach
le 27/05/2013

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