Hath - All That Was Promised

Chronique CD album (51:36)

chronique Hath - All That Was Promised

Découvert à l’occasion de la ressortie en 2020 de Hive, leur EP de 2015, et à nouveau impressionnant en 2019 après leur premier long-format Of Rot and Ruin (jetez-vous donc sur les titres "Rituals" et "Accursed"), le quartet américain Hath refait parler de lui depuis mars dernier, avec leur seconde offrande, soutenue par le label Willowtip Records, au roster déjà fort velu (Ominus Ruin, Slugdge, Eximperituserqethhzebibšiptugakkathšulweliarzaxułum, Malignancy, Aodon, Abysmal Torment, Pyrrhon, etc.).

 

All That Was Promised offre à nouveau à ces ‘Ricains l’opportunité de répandre durant 9 titres avec autant de talents et de promesses pour l’avenir leur Blackened Death Metal, maitrisé autant dans son côté gras et brutal ("Kenosis") que dans sa forme la plus mélodique et progressive (seconde moitié de "Decollation"). Son caractère exploratoire est plus marqué je trouve que dans Of Rot and Ruin, en tout cas pleinement assumé ("All That Was Promised", "Name Them Yet Build No Monument"). La guitare sèche, dont la présence est à peine esquissée au début de "Iosis", est plus franchement placée lors des premiers instants de "Casting Of The Self".

 

Dégouline très souvent un son imposant et suffoquant qui, lors du morceau "Lithopaedic", prend les traits d’un bucheronnage en bonne et due forme, à la rythmique complexe, hachée et dévastatrice. Il sera difficile de savoir quelles musiques l'Américain Jason Lentz, actuel meilleur bûcheron sportif du monde, s’est envoyé dans les esgourdes au moment de ses compétitions internationales, mais j’image très bien Hath avoir les heurs d’intégrer sa playlist resserrée ! Succès garanti !!!

 

Hath, sponsor musical non-officiel de Jason Lentz, meilleur bûcheron sportif du monde

 

 

Aux côtés des éructations vocales corpsegrinderiennes du frontman, le golgoth Greg Nottis, qui s’offre de rares moments de pause ("Casting Of The Self"), le riffing impressionne. On est alors le spectateur béat d’un battle en interne pour savoir qui va l’emporter durant les 52 minutes de cet album : le matraquage slugdgien, l’agilité gojiresque ("Iosis", "Death Complex") ou alors la bestialité et la dissonance ulceratiennes ("The Million Violations", "Death Complex" là aussi). L’influence de la formation néo-zélandaise est sans doute la plus prégnante.

 

Grâce à un travail technique de très bonne facture (AJ Viana, le batteur, est toujours à l’œuvre ici), ainsi qu’à un effort d’écriture réparti cette fois-ci entre chacun des quatre membres du groupe, ces diverses influences n'accouchent pas d'un fatras difforme. Nos cages à miel sont irradiées au contraire d'une musique cohérente et d’un son massif, d'où se dégage une réelle modernité. Une modernité qui ne dénature pas un instant l’ADN du Death Metal, visible dans cette pochette sympatoche (sans plus) et audible dans de larges solos ("Kenosis", "Death Complex", "Iosis"), mais qui est susceptible – attention ! – d’irriter certains puristes…

 

… Mais il va peut-être falloir s’y habiter, car Hath n’a pas fini de faire parler de lui.

 

photo de Seisachtheion
le 02/05/2022

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