Julie Christmas + Pneu le 17/04/2011, Le Chatodo, Blois (41)

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Bon et bien, je ne sais pas si c’est une initiative ponctuelle ou un truc récurrent, mais c’est une très très bonne idée ces concerts dominicaux en fin d’après midi, surtout quand un chouette soleil de printemps est de la partie. Je rejoins donc Pidji au Chatodo après l’avoir lâchement abandonné pour son interview avec Julie plus tôt. Les abords de la salle sont timidement clairsemés de T-shirts de Kylesa, Converge et consorts, les bières côtoient les verres de Coca, les sourires sont sur les lèvres…

Comme on pouvait s’y attendre le concert ne drainera pas les foules et c’est dans le club du Chatodo que se massera la toute petite centaine d’aficionados du noise dominical. Les hostilités commencent de manière très décontractée avec Pneu qui installe son merdier au beau milieu de la salle afin que le public se poste tout autour. Les deux tourangeaux commencent leur set avec une bonne grosse banane sur le visage et ne cessent d’encourager les gens à se rapprocher le plus possible d’eux. N’ayant jamais vu le duo « sur scène » et n’étant pas forcément un fan inconditionnel de tous les duo noise à la française (surtout quand ils surfent un peu trop la vague de la hype), j’en restais un peu à ce que l’on m’avait raconté sur les deux lascars, à savoir qu’ils excellaient dans l’art de la fessée déculottée. Et bien ouais, pour ça, des fessées, ils en collent… et par douzaine qui plus est ! Alors ouais, certes, Pneu, c’est à la mode et ça attire le hipster trentenaire en mal d’argumentation dithyrambique et éclairée… mais ça joue aussi très bien, beaucoup et partout (Kongfuzi n’y est pas forcément pour rien, héhé !). D’ailleurs, je commençais sérieusement à me demander pourquoi diable je les avais pas vu plus tôt tant leur set est à la fois drôle, frais et implacable. JB martelle sa petite battoche de manière aussi experte qu’agréable à regarder, il vit chacun de ses breaks à 666%, transpire la moitié de la flotte de sons corps et trouve encore le moyen de nus assener des blagues pas drôles entre chaque morceau. Jay, plus discret, envoie des torrents de plans de grattes tordus servis par des mises en places et des effets totalement extraterrestres. Très souvent, ce dernier séquence ses propres parties afin de les doubler ou de les harmoniser et se paye même le luxe d’enregistrer des séquences de gratte en silence, avant de commencer un morceau direct avec deux parties de gratte… Du grand art ! C’est donc une grosse partie de leur dernier et excellent album, Highway to Health, qui déboulera dans nos petites oreilles, le tout à un volume audible et joué de main de maître. Du reste, Pneu, ça sonne, ça envoie, ça groove, ça break et ça fait bouger tes cheveux… Le tout sans parenté lisible avec la hype qui plane autour du groupe (ouais, je fais une fixette dessus). Un très bon concert, à voir et à revoir (ça devrait pas être trop difficile ça).

Un petit soda (le week end fût rude), une petite cigarette, un petit brin de soleil (ouais, il n’est même pas 20h) et c’est reparti pour des décibels. C’est sur la petite scène du club que cela va se passer maintenant alors que les gens commencent à se masser à nouveau dans la salle. Julie Christmas et ses 4 accolytes grimpent sobrement sur scène, checkent une dernière fois leur matos et commencent sobrement à jouer "When Everything is Green", dernier titre de l’unique album à défendre ce soir (optionnellement mon préféré). Bon, c’est peut être la faute à la fatigue accumulée lors de mon fameux week end dont vous vous foutez, mais ça m’a quand même un peu fait monter la larmiche ce premier titre là, sans parler des frissons à 7 sur l’échelle ouverte de Richter. Bonheur quoi. Julie est assez juste (dans le fond comme dans la forme), le son est bon, les lights sont vraiment chouette et le club du Chatodo se prête tout particulièrement à cette ambiance cotonneuse que l’on retrouve sur The Bad Wife. Certes, le groupe se fait discret derrière une Julie Christmas qui semble perpétuellement hésiter entre discrétion et exubérance (la bouteille de Jack Daniel's à moitié vide qu’elle brandit entre chaque morceau me donne quelques perspectives là dessus) : entre chaque morceau, Julie respire fort dans le micro, boit du Jack, ne dit pas grand chose si ce n’est deux-trois banalités dans un français approximatif (qu’elle se fait gentiment traduire par le premier rang). Mais Julie reste définitivement plus intéressante pendant les morceaux ! Sa voix, toujours aussi puissante plane majestueusement au dessus des chansons ambiantes et surplombe aisément les passages plus massifs. Et si cette dernière n’est pas toujours très juste (à mesure que le Jack se vide), elle est toujours aussi puissante et prenante, surtout quand elle brandit son mégaphone et fait à peu près n’importe quoi avec (je met le micro devant ou derrière ?). Le quintet nous déroulera donc la quasi intégralité de The Bad Wife, aussi à l’aise sur le registre ambiant que sur celui plus poilu. On aura même droit à "Spread for Hiding", un des deux titres sortis sur Coextinction (que je ne connaissais pas)... Très bon ! Au rayon des (relatives) déceptions, on pourra juste déplorer une ambiance un peu étrange, pas hyper chaleureuse malgré le gracieux prêt par Julie de sa très chère bouteille de Jack... Ah ! les séances de pochetronnage collectif du dimanche, soir, ça n’a pas de prix ! Cependant, on pourra aussi un peu pleurer sur l’alcoolémie de Julie qui lui aura quand même un peu fait bâcler la fin du set. Après, sans déconner, ça reste un plaisir de voir ces putains de chansons jouées avec les tripes et ça les amis, c’était bel et bien le cas.
Elle revient quand elle veut la New yorkaise.
photo de Swarm
le 11/05/2011

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3 COMMENTAIRES

Freaks

Freaks le 02/03/2019 à 18:15:59

Tellement envieux de ce concert...
J'espère vraiment voir un jour cette diva furieuse sur scène.

pidji

pidji le 04/03/2019 à 13:24:58

Ah oui, ce fût un moment magnifique. Et j'ai même eu la chance de l'interviewer sur place ce jour là (voir dans les pages du zine).

Freaks

Freaks le 05/03/2019 à 14:06:12

Oui j'ai vu ça sacré veinard ;)

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