Horskh - WIRE

Chronique CD album

chronique Horskh - WIRE

Tout fan de Black Metal, tendance dentelles et armagnac, que je suis, mon péché mignon, mon plaisir coupable, est le Metal dansant, très populaire dans la seconde moitié des années 90 (j’en veux pour preuve ceci, cela, et encore ça). Je suis prêt à me damner pour un « Station In Space » ou un « Age of Panic ». Balancez un riff Thrash sur un boom boom, je ne réponds plus de rien. Alors, quand j’ai découvert Gate, le premier album de Horskh, je ne pouvais qu’adhérer, j’ai cru dans un premier temps que son côté bombastique venait d’une origine nord-américaine. Non, Horskh nous vient de Besançon. Quelques euros versés pour aider au financement de Wire me permettent de profiter de la version numérique de l’album avant sa sortie officielle (légèrement retardée du fait de la putain de situation sanitaire de mes couilles en string panthère).

 

Prenez un bon tiers de Prodigy, un autre tiers de Punish Yourself, un dernier tiers de Ministry, saupoudrez de concentré de Post-apocalypse. Secouez très fort et jetez les tout sur un pain de C4! Mais Wire ne se limite pas à l’addition de ses influences, la patte personnelle du trio est immédiatement reconnaissable.

 

Efficace comme une bière de soif, la musique de Horskh est sans fioritures, un condensé de violence retenue et tape exactement là où il faut. Les titres ont une durée entre 1’40 et 3’50. A ce tarif-là, il ne s’embarrasse pas de détails et se concentre sur l’efficacité de son propos, pour balancer douze mandales pour trente-cinq minutes dans les ratiches, même quand il calme le jeu niveau tempo (« A Breath Before The Fall », « May Day »...). Certains plans sont d’une efficacité redoutable, je pense en particulier au finish de « Black Switch », qui n’est pas sans rappeler Gost période Behemoth.

 

Après Shaârgoth, Horskh se révèle être un sérieux porteur de l’héritage de Punish Yourself (même si ce derniers sont loin d’être morts et d’avoir tout dit), notamment grâce à une personnalité affirmée et une capacité à composer des tubes Electo-indus-rock.

photo de Xuaterc
le 08/02/2021

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 08/02/2021 à 09:46:44

"la putain de situation sanitaire de mes couilles en string panthère"

Haha, mais tellement :D

Xuaterc

Xuaterc le 10/02/2021 à 09:03:06

J'ai toujours aimé faire dans la nuance

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