Island Eater - Island eater

Chronique CD album (20,20)

chronique Island Eater - Island eater

Tin tin tin ! Puisque l’histoire, ses reconnaissances et autres formes de « réussite » se font sur des futurs oubliés, me voici-nous voilà avec une nouvelle chronique posthume ! Car oui encore-bis-Ad Vitam Aeternam, on aime bien les outsiders, les dits « ratés », ceux qui se sont donnés le droit d’essayer. Ceux qui avaient autre chose à faire que de vouloir nous gaver comme des otaries. On les aime tous ces parias qui ont osé faire leur truc de leur côté avec passion et sincérité. On les aime contre tous ceux qui osent trop oublier. Et puis surtout quand on voit la gueule, le goût et la qualité de ce qu’on donne en « exemple » au gros public…

 

Bref, vous connaissez déjà la fin de l’histoire, c’est « Hello-Goodbye » d'Island Eater. Sinon, leur musique, eh bien, c’est bon ce hardcore qui s’est méchamment métallisé, habillement mélodisé et heureusement éloigné des structures et du son « punk-hardcore » de ses origines. Pas qu’il brille davantage - parce que là c’est un son imposant, heavy avec des contours gras -  mais il fait encore plus effet « barre à mine » quand on l’écoute. Ça reste frontal. Et ici les américains d’Island Eater (avec des membres de Scars of Tomorrow  et Gone Without Trace) tabassent dur. Costaud comme du Turmoil, presque aussi méchant que du Vision Of Disorder mais surtout, et même si les morceaux ne dépassent que par 2 fois les 2 minutes, des passages (sur le titre "Nine To Five Spider" notamment) intelligemment déstructurés comme du Botch. Avec tout ça ils arrivent à vous scotcher - vous me direz que c’est pas compliqué avec 20 minutes en tout et pour tout mais bon - et à vous tenir à la gorge jusqu’au bout. Et puis ce chanteur qui crache tout ce qu’il a à cracher (en formule « à bout de souffle »). Cette urgence tout au long du disque (pressés d'en finir ?) qu'ils arrivent à renvoyer à l'auditeur, comme s'ils nous collaient aux basques. Énervés je vous dis ! Et le gros son de basse, ces rythmiques lourdes, massives, ces lignes de guitare délibérément "noise" qui s'échappent de compos qui s’enchaînent naturellement ne vont pas me contredire !

 

Les 11 titres de cet album regroupent en fait leurs 2 démos de 2007 et 2008, et on vous le dit, c’est que du bon. Merci à Prototype Records de nous en faire profiter !

photo de R.Savary
le 09/02/2012

5 COMMENTAIRES

Pidji

Pidji le 09/02/2012 à 11:41:05

Disque sympathique mais pas inoubliable. Un peu trop commun.

Sam

Sam le 09/02/2012 à 13:38:03

Pas si mal, un chant typé à la Grady Avenell. Mais dommage pour le son, c'est quand-même pas le lecteur Bandcamp qui leur a salopé le son pareillement?

Sam

Sam le 09/02/2012 à 13:40:23

Ok, je vais me répondre directement. Je pense que c'est leur prod qui est pourrie, car leur intro sonne super bien! Et pareil que Pidji, un peu trop commun, et pour sortir du lot dans ce genre faut avoir la prod qui tue... Dommage.

Pidji

Pidji le 09/02/2012 à 14:41:56

Oui c'est bien leur prod' qui est moyenne.

R.Savary

R.Savary le 09/02/2012 à 23:27:30

Ah bah c'est de la démo ! La deuxième partie du disque, donc leur 2ème démo, a quand meme une meilleure prod' ! Et suffisante je trouve !

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