Josh T. Pearson - Last Of The Country Gentlemen

Josh T. Pearson - "Last Of The Country Gentlemen"
chronique Josh T. Pearson - Last Of The Country Gentlemen

Last Of The Country Gentlemen, ou la confession d’un homme qui semble revenir de loin.  Ses mots, ses soupirs, ses silences (moments les plus importants dans n’importe quel disque), tout a l’odeur de braises que tout un chacun peut redouter mais dans lequel lui semble être tombé. Oui, on dirait vraiment à l’écoute de cet album qu’il revient de loin.


Il y a de ça maintenant un moment, il mettait un terme à Lift To Experience après un double album assez, au final, définitif, et dont la qualité fut reconnue de tous. Suivirent des concerts, seul avec sa guitare qu’il faisait apparemment sonner avec une alliance (comme vu au concert à Nantes il y a trop longtemps de ça). Fallait-il prendre ces « représentations » comme des appels à l’aide ? Peut-être. Comme il y a des douleurs qu’on ne peut supporter, et qu’on ne peut partager - il paraît que l’on a tous notre croix à trimballer - notre Josh T. Pearson choisit ensuite d’arrêter la musique. S’il revient aujourd’hui, ce sont toutes ces émotions, tous ces fantômes qui hantent ses chansons. Vous avez déjà pu le comprendre, on a là affaire à un disque prenant, touchant, émouvant, et sans que l’on ait besoin de maîtriser l’anglais pour le comprendre. Tout est affaire de ressenti, et, bons dieux, je peux vous garantir qu’on le ressent. Il est là, devant nous avec certes sa guitare pour l’accompagner, mais c’est bien sur le rythme de ses mots qu’avance chaque chanson.

 

Oubliez de suite quelconque format intro/couplet/refrain/patati patata, nous ne sommes pas ici dans le folklore, la pop ou dans toute autre formule de divertissement « attrape oreille ». Chaque titre, recueillement, pénitence, confession – nomme le comme tu veux – est comme un témoignage sur la vie, sur sa vie. J’en conviens, cette histoire de rédemption, car s’est bien de ça qu’il s’agit, peut paraître banale (voir toutes les bio de rock-stars qui veulent s’excuser de leurs « erreurs » des années 80), mais ici, dans ces 8 morceaux qui composent cet album, il y a quelque chose qui sonne vrai. Pour comparer, en terme d’ambiance et d’atmosphère, on erre sur les eaux d’un Tonight’s The Night de Neil Young, d’un I See A Darkness de Bonnie « Prince » Billy, ou encore d’un You Fail Me de Converge (oui, n’oubliez pas de jetez une oreille sur beaucoup des textes de J. Bannon, ils sont vraiment prenants). On dirait que notre homme joue ses derniers galets pour rester en vie. Alors je vous le dis direct, comme le ressenti est personnel, par précaution, il vaut mieux écouter ce disque toutes fenêtres fermées et loin de toutes cheminées allumées. Préférez une bonne épaule car je ne vais pas le jouer hypocrite, ce disque fait pleurer. Oui je sais. Pour ma défense – comme quand je mange des kinder bueno - il y a là dedans de la magie. Ou tout simplement de la sincérité a contrario de la publicité).


En bref, tout simplement un des plus beaux disques de 2011.

photo de R.Savary
le 30/12/2011

8 COMMENTAIRES

sepulturastaman

sepulturastaman le 30/12/2011 à 18:20:52

Xanax, prozac, stablon, zoloft. 2couter ce disque en période festive peut nuire au bonheur. Ce disque et un tue joie, à côtés Beckley c'est un clown.
Ce disque me mine.

Beck Juffley

Beck Juffley le 31/12/2011 à 10:59:44

Moi, c'est ton orthographe qui me mine...
Sinon, très bon disque !

Jull

Jull le 31/12/2011 à 11:04:25

lol!
Sepul, Beckley c'est qui????

sepulturastaman

sepulturastaman le 31/12/2011 à 13:23:53

Bah avec un U à la place du E (bouh j'ai eu la flemme de vérifier bouh bouh, et peut être avec un S entre le E et le T et un É à la place du 2 c'est pas mal non plus :-) ) c'est le mec qui a prouvé qu'un crâne est moins résistant qu'une péniche.
Enfin je suis peu être une buse en grammaire/orthographe mais je me cache uniquement derrière UN seul surnom MOI...
(Jull déso si je te donne du taff)

Jull

Jull le 31/12/2011 à 16:29:46

Je me disais bien aussi! non non je me demandais si c'etait pas un mec que je ne connaissais pas c'est tout!!!!

Ukhan Kizmiaz

Ukhan Kizmiaz le 03/01/2012 à 19:35:05

Et là tu vois que les grands penseurs genre les "Hein rauque" sont passés complètement à côté de ce bout de vie si intense.

Ruez vous sur ce skeud parce que je suis pas sûr que le père Pearson aura le temps/l'envie d'en faire un autre

mat(taw)

mat(taw) le 04/01/2012 à 09:08:24

Ah paske les inrocks ils font autre chose que de la politique??

R. Savary

R. Savary le 04/01/2012 à 11:55:21

Bien vu Ukhan Kizmiaz !

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