Karmakanic - Who's the boss in the factory ?

Karmakanic - "Who's the boss in the factory ?"
chronique Karmakanic - Who's the boss in the factory ?
« J'ai essayé de faire la meilleure musique possible en prenant du plaisir à le faire, et tant que certains prendront du plaisir à l'écouter, c'est assez bon pour moi ».

C'est comme cela que Jonas Reingold parle de son dernier bijou. Car oui c'est un bijou, une petite perle dans un style méconnu du grand public : le rock progressif. Je ne vais d'ailleurs pas vous expliquer ce style de musique car cela me prendrait des heures entières, et je dirais même que s'il existe bien une musique qui se ressent plus qu'elle ne s'explique c'est bien le rock progressif. Et oui je suis fan de rock prog et je le revendique haut et fort.

Entrons dans le vif du sujet avec Karmakanic, qui n'est certes pas le plus connu des groupes suédois mais pour tout fan de rock prog qui se respecte, il est évident qu'il se doit de connaitre le maître qui se cache derrière cette formation, car ce n'est autre que le bassiste de The Flower Kings et de The Tangent. Autant vous dire que ce n'est pas un débutant. Il nous a déjà sorti 2 albums avec Karmakanic qui s'orientaient plus vers un style jazz rock mais ici, nous avons droit à du pûr rock progressif.

On démarre avec une pièce de 19 minutes (qui n'est pas sans rappeler du Flower Kings c'est vrai), qui nous embarque à coup de mellotron dans un joli voyage (« Send a message from the heart »), une basse somptueuse, une voix enchanteresse, des mélodies époustouflante : tout y est.
Arrivé à la sixième minute je ne peux m' empêcher de penser à un mélange entre du King Crimson (In the court of Crimson King) avec des intonations à la Peter Hamill (chanteur de Vand Der Graaf Generator, qui fera une carrière solo magnifique)) saupoudrées d'un Pink Floyd. Aaah, Chair de poule quand tu nous tiens......
Ca remonte en intensité, ça redescend, un vrai manège à sensations tout ça.....avec à la 10ème minute un lead guitare qu'aurait pu nous pondre un Mike Akerfeld (Opeth).

S'en suit un « Let in Hollywood » et son intro/outro à la guitare acoustique mais ne vous y méprenez pas, les guitares saturées et la basse vrombissante ne tarderont pas à faire leurs apparitions. L'intro au piano de « Who's the boss in the factory », majestueuse et pleine de mélancolie ne vous laissera pas indemne. Et que dire de cette fin d'album : 2 titres « Eternally part 1 et part 2 » avec son ambiance Pink Floydienne sur le premier et cet ajout d'accordéon dans le milieu du 2ème. Surprenant mais tellement bien amené.

Voilà donc un GRAND album de rock progressif.
photo de Growl
le 23/10/2009

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