Kim Phuc - Copsucker

Chronique Vinyle 12" (31:00)

chronique Kim Phuc - Copsucker

 

Pour sûr, il va y avoir débat. Le début de cette histoire, je n’en ai pas la moindre idée mais quoiqu’il en soit ce premier rejeton grand format de Kim Phuc  suscite des réactions.  Oui ça buzze, ça s’anime, ça adule à tout va. Cette plaque a rapidement retourné le landerneau des raconteurs de disques, ceux-là même que vous suivez parfois avidement et sans raisons (please, lâchez une fois pour toute LuLu ! Merci). À se demander ce qu’il de plus dans ce disque, composé en partie de singles rageurs mais mélodieux dispatchés depuis 2007. Déjà faut oser ! Aller à la pêche dans le grand bassin des noms de groupes (toujours un grand moment de frustration) et remonter sa ligne avec Kim Phuc !  Kim Phuc, Kim Phuc , oui ça sonne bien, c’est facile à retenir surtout avec l’image…


Kim Phuc, née Phan Thi Kim Phùc, ambassadrice de l’Unesco depuis 1997, voit le jour en 1963 dans un petit village vietnamien Trang  Bang (avis à ceux qui cherchent un nom de groupe, celui-là sonne bien aussi) et elle est connue mondialement à travers un cliché qui glace encore le sang, quarante ans après sa diffusion… Cette petite fille qui vient d’être victime d’une bombe au napalm, qui hurle en déambulant dans les rues de son village. Le cliché fut pris par Nick Ut (Huyn Công Ut – plus difficile pour un patronyme de rock band !). Le 12 juin 1972, la vie de cette enfant fut complètement bouleversée (14 mois d’hospitalisation et 17 interventions chirurgicales). Nick Ut obtint le prix Pulitzer pour ce cliché.

 

Toutes proportions gardées (bien entendu) toute cette froideur et cette violence larvée se retrouve dans le premier album de Kim Phuc.  Nous sommes bien loin des pitreries du Métal grandguignolesque, ici on touche autant à l’os qu’à l’âme. Un rapide coup d’œil sur leur bio nous apprend que le combo apprécie particulièrement Joy Division. Rien d’étonnant à l’écoute des effets utilisés, des rythmes épileptiques et cette posture sur le fil. Joy Division mais probablement davantage son incarnation Warsaw que New Order !

 

Ce disque est bon et mérite toute l’attention nécessaire (une vingtaine d’écoutes avant de le ranger- mais pas trop pour vite y revenir) parce qu’il comporte la plus-value ultime des grosses plaques. Les compositions ! Simples et efficaces pardi ! On parle de Punk, je vous rappelle. Pas n’importe lequel pour autant.  Pour les plus anciens, on se penchera sur le Final Solution de Pere Ubu par exemple. Nous sommes en 2011, il faut y ajouter une position frondeuse comme chez Future of The Left. Faut pas croire, ce n’est pas parce qu’ils ne font pas « chanter » leurs morceaux comme les Pixies qu’ils n’aiment pas la mélodie.  Oui tout est dit, le secret est là, les kids … la mélodie ! Ce machin qui reste en tête même si on headbangue à tue-tête. Franc du collier, certes, mais sans débordements.

 

Alors ce disque fera débat, certains y trouveront un arrière-goût d’arnaque, de vite-fait.   L’album reprend les titres phares des 3 premiers EP’s. C’est donc ça les nouveaux génies, ils n’ont plus rien à dire ! Esprit chagrin, quand tu nous tiens ! Z’ont pourtant rien de mauvais, ces morceaux.
Les autres dégusteront cet album avec un arrière-goût de fraicheur.  
D’ailleurs, si ça réagis pas je change de pseudo, na.

photo de Eric D-Toorop
le 30/01/2012

4 COMMENTAIRES

Pidji

Pidji le 30/01/2012 à 09:27:48

Bah je réagis ! Vu que je ne connaissais pas leurs premiers EPs, j'ai bien accroché à ce disque, plutôt sympathique !

park

park le 30/01/2012 à 19:04:25

bien joué les lecteurs intégrés dans vos chronique, parfait !

Pidji

Pidji le 30/01/2012 à 20:46:46

Merci Park ;)

noise r'us

noise r'us le 31/01/2012 à 11:46:41

ahah! c'est vrai qu'il débat ce disque , mais bon on y revient toujours ...
ce chanteur a une voix extraordinaire si je peux me permettre
...
a suivre.....

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