L'homme puma - On remplace les yeux cassés

Chronique CD album

chronique L'homme puma - On remplace les yeux cassés
"La Marche de Mina" raconte la découverte de la différence, des cultures et de la mort
Voici comment est présenté un homonyme libraire de ce qui est également le premier morceau du nouvel album de l'Homme puma.
Et si les parisiens allaient nous proposer cela durant 63 minutes ?

Basse ronde, sons electro enivrants, valse-rock étourdissante, le piège se renferme rapidement sur l'auditeur. On s'engage alors dans un étrange périple où se mêleront facilités, gravité, ambiances sombres et douloureuses.
Même si certains les connaissaient par leur premier ep, ou par le split avec Sugar Town cabaret, On remplace bien les yeux cassés propose quelque chose de différent.
Parfois post rockien dans certains aspects ("Ussel von osselt"), mais également sombre voire métallique ("Catherine Deneuve").

Parfois l'Homme puma se retransforme en ce groupe qui intègre des samples de film (Bienvenue à gattaca, Full Metal Jacket en bons fans de Kubrik comme ils l'avaient laissés déjà entendre). S'avançant sur "Surtout dans les coins" comme désabusés, perdus, les musiciens tentent toujours d'orchestrer chaque morceau comme une déchéance parfois violente, parfois naïve.

On retrouve indéniablement des aspects de Microfilm ("Velours et Pourpre") dans un style plus intense, où le sample n'a pas la même portée. Même si l'Homme puma a sa puissance elle n'atteint pas l'émotion des maitres français du genre.
Semblant se chercher entre post rock, tirant sur les limites rock prog' voire electro (Toy Division) parfois sans succès, l'Homme Puma ne trouve pas véritablement sa place.

Certains titres peuvent être de véritables pépites (l'oppressant "Catherine Deneuve"), alors que d'autres ne sembleront être que des ponts vers des morceaux passionnants, On remplace les yeux cassés est un album qui trouve difficilement son souffle.
Intriguant, décevant, passionnant, et finalement complexe, L'homme Puma offre un ensemble plutôt déséquilibré qui a le potentiel de marquer une révolution musicale comme ses collègues d'Angers.

Néanmoins le groupe se forge une identité instrumentale assez claire, pleine d'espoir comme le xylophone sur "Plaisir d'Offrir" laisse l'entendre...
La clôture énigmatique de "Wronki" nous malmenant pour une dernière fois dans l'attente d'un prochain effort qui permettra peut être de découvrir quel mystère se cache derrière le groupe parisien.
photo de Tookie
le 29/04/2009

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements

HASARDandCO

Burning Gloom - juillet 2019
Distress - Others