Liktal - Morgondagens Löfte

Chronique Vinyle 12"

chronique Liktal - Morgondagens Löfte

Je gueulais y’a pas longtemps dans mon coin, en mode autiste, sur l’inanité de la scène crust, en 2020.

 

Ouhlàààà, désolé, je m’excuse, même si le mal est fait, auprès de tous les autistes, parents d’autistes, descendants d’autistes et concubin/e d’autistes pour avoir employé ce terme à mauvaise escient et de façon discriminatoire.

Je reprends (car même sur votre webzine préféré, la Police de la Pensée peut veiller...) :

Je gueulais y’a pas longtemps, donc, dans mon coin en mode « personne ayant un trouble neuro-développemental qui affecte les interactions sociales réciproques, la communication et le comportement » sur l’inanité de la scène crust en 2020.

Quand je tombis (en mode nul à chier en orthogr… dysorthographique) sur les Suédois de Liktal.

Un trio habillé de noir, casquette noire vissée sur la tête...

 

On peut dire encore « noir » ou c’est interdit aussi de nos jours ?

 

L’étiquette posée sur bandcamp annonçait des âneries, comme souvent.

Et donc je descidates (en mode j'pige que dalle à la conjugaison) de faire confiance à mes oreilles, celles de mes amis, accueillant régulièrement de la bouse. Leurs goûts habituels se traînant, ainsi laborieusement, dans la musique la plus crapoteuse : Black Metal, Jazz ou Electro.

Et là… làà… làààààààà ! Oooooooooh, somptuosité venue des plus Grands Anciens Locaux (Disfear et Skitsystem), mes esgourdes s’esbaudirent devant tant de bruyantes et respectueuses coutumes. 

En effet, dès le premier titre de l’œuvre musicale, au vocable imprononçable et au sens incertain, le « divin D-Beat en mode tronçonneuse école deux riffs HM-2 Boss qui te dératise le hamster» ravit mes pavillons auriculaires.

Il restait à attendre les vocaux, la narine humide d’émotion, les coucougnettes jouant des castagnettes devant tant de pression. Car parfois, l’organe à l’origine du tatouin craint du boudin.

Et ooooooooooooh (bis), le parfait chant scandé et rauque éclata alors en un festival de grave et de boucan, postillonnant comme un malade de la Covid ayant choppé un cancer de la tuberculose.

Mes plus plates excuses aux tuberculeux. Je prierai, deux nuits entières, le #balancetoncon, de me pardonner mes écarts langagiers.

 

Rapidement (aux alentours des deux minutes punks syndicales), je compris que les huit titres de ce Morgondagens Öde étaient nés en ce monde pour brandir la flamme d’un truc qui brûle. Ces mecs n'étaient donc pas là pour déboulonner des statues comme des gogoles incultes (encore désolé pour les trisomiques) mais bien nos feuilles et les mettre en rideaux.

 

Allez, hop, arrêtons de nous la jouer en mode original, le premier skeud de Liktal, c'est de la bombe 2 baballe.

 

 

photo de Crom-Cruach
le 27/10/2020

5 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 27/10/2020 à 13:46:17

Haha, du grand Cromy. Et l'album a l'air de bien dépoter lui aussi !

el gep

el gep le 27/10/2020 à 13:53:40

Ca devient de la poésie brutale, une telle prose! J'ai ri.
Sinon moa aussi j'en ai tellement plein le derche des gens "offensés" que j'en ai écrit un texte pour Ariel Tombale.

sepulturastaman

sepulturastaman le 27/10/2020 à 15:18:09

Bonjour, police de la pensée.
Présentation de votre permis de discriminer.
Très bien je vois que votre permis est à jour, vous êtes en règle ; cependant je vous serai gré de ne point usité de mot compliqué.
Vous pouvez circuler

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 27/10/2020 à 19:00:29

Merci M'sieur l'agent ! ^^

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 27/10/2020 à 20:42:52

Une petite pipe pour la route M'sieur l'agent ?

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