Livstid - Livstid

Livstid - "Livstid"
chronique Livstid - Livstid

La scène D-Beat/Crust est tentaculaire et possède des ramifications dans presque tous les coins du monde. Il n'y a guère que l'Afrique qui soit épargnée par le « fléau » du Punk clouté. Et encore cela reste à prouver, tout simplement car je ne connais pas de groupe de cette scène, originaire de ce continent.

Après un après-midi pluvieux passé à voyager entre le Chili, la Colombie, Israël, l'Irlande et l'Espagne, je suis revenu vers la Scandinavie : Danemark, Finlande, Suède évidemment mais c'est la Norvège, plus connue pour son BM, qui m'a mis ma dernière méchante claque crustie.

 

Livstid est né en 2008, et après les splits et autres Ep's d'usage dans ce genre musicale, accouche d'un premier album éponyme en 2011. Voilà pour le décor rapidement planté.

 

Parfois, dès les premières notes, vous êtes persuadés de tenir un gros truc.

Un vrombissements agréable s'est ainsi emparé de mes oreilles pour une intro toute en puissance et en mélodie. Il restait à attendre la voix du chanteur et là, ça passe ou ça casse.

Rapidement je fus rassuré.

Kristian possède en effet un style de vocaux basés sur des hurlements assez aigus pour le genre que j'affectionne mais y mets tellement de cœur qu'on se demande comment le bonhomme peut tenir plus de deux morceaux en live. Pas si loin d'un Poun de BBA mais la prétention en moins. Ce timbre particulier pour le style contraste avec les chœurs virils de ses comparses pour créer un maelstrom de rage purgative parfaite.

Kikken (ça ne s’invente pas), le batteur, se distingue aussi par une frappe extrêmement soutenue, sans finesse mais d'une remarquable efficience. Bien sûr, les amateurs de jeu de guitare tout en contraste repasseront. Ici c'est plus Black & Decker que Porcelaine de Limoges.

Malgré tout, les mélodies sont bien présentes dans une veine Crust moderne pas désagréable. Mais là ou le Crust moderne arrive parfois à me lasser par la systématisation de ces plans, Livstid mitraille à tout va, ne lachant pas l'affaire jusqu'au dernier morceau.

Les compos sont courtes, misant sur une intensité bluffante et ne s’embarrassent pas de subterfuges. Elles défilent sans redite en réduisant au minimum leur début et leur fin pour accentuer encore leur pouvoir de destruction.

 

Parmi les quinze exocets composant cet album, certaines plages sortent du lot. "Alltid Beredt" fonce tout droit sans se retourner, une bombe Punk/Hardcore bigrement meurtrière. "Kem Skal Forem Fremtida" possède un riffing sans pitié et une ligne de basse massive qui écrase tout. Sur "Alle Kan Ta Feil", c'est Kristian qui, par son phrasé, donne un côté épique au morceau. Le reste est juste impeccable et implacable.

 

Proche d'une formation comme Ursut, Livstid arrive à déployer autant de force que ses homologues suédois. Un coup de maître pour une première sortie. Espérons que ces jeunes Norvégiens n'en restent pas là et poursuivent leur périple croustillant sous les meilleurs augures. Pour se faire, j'vais sacrifier un ptit marcassin tiens, en guise de coup de pouce.

« Petit ! Petit ! Mais viens ici et arrête de couiner, imagine que je sois Maïté.»

 

photo de Crom-Cruach
le 07/06/2013

4 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 07/06/2013 à 09:52:57

Ah ouais putain "Alltid Beredt" c'est Impaled Nazarene !!!!!

daminoux

daminoux le 07/06/2013 à 13:38:08

c'est super efficace, plutot varié pour du crust( ne me tape pas mon Crom-Cruach) tu retrouve des élément punk harcore, métal extreme... mais la voix trop criade a contre temps m'a refroidi...mais ça reste un tres bonne éléve...

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 07/06/2013 à 17:42:51

Yes mon daminoux, la voix est un peu criarde mais ça a son charme et puis il a le temps de muer le petit.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 08/06/2013 à 08:32:50

Thanks to Øyvind for your mail

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