Lucky Funeral - The Dirty History of Mankind

Chronique CD album (46)

chronique Lucky Funeral - The Dirty History of Mankind

Ah ça va être gras, ce soir ! Espérons qu’au moins cela soit relevé ! Nous étions tellement habitués à la malbouffe avant l’explosion télévisuelle des émissions culinaires, que maintenant c’est tout juste si on ne se balade pas avec sa balance et son chinois (oh, l’ustensile de cuisine, voyons !) afin d’affiner toujours davantage nos assiettes à défaut de nos silhouettes.

 

C’est donc en pleine période de crise économique, de récession, d’oppression et de disette que la Grèce nous envoie son représentant le plus en « formes ». The Dirty History of Mankind apparaît comme un baroud d’honneur avant le rachat des zones portuaires, qui sait des monuments historiques par les chinois (oui ceux du soleil levant –en poupe-). J’anticipe peut-être dans la politique-fiction, mais cet album a toutes les allures d’un sursaut guerrier et grassouillet. Trendkill ne s’est pas trompé en misant sur le sludge punkoïde des athéniens, leur musique tient bien au corps. C’est bien énergique aussi, et parfois le Circle Pit n’est pas loin.

 

Lucky Funeral – quel nom par les temps économiques qui courent !- a de la bouteille et ça se sent… L’agencement des morceaux sur la plaque, la gifle cinglante des riffs et cette voix gutturale et menaçante. Des concerts auprès de Kylesa, Clutch, Orange Goblin, Eyehategod ont forgé sans doute une identité musicale aussi revancharde que poisseuse. Au niveau de la qualité des titres, on retrouve une certaine similitude avec Jerry Cantrell (Alice In Chains) dans les passages plus doux. Même comparaison pour la voix en mode « Crooner » de temps à autre.

 

Lucky Funeral peut se targuer de faire vivre le southern-metal dans notre vieille Europe, il y a cette référence qui accompagne la démarche d’un groupe que l’on devine bâti depuis des lustres dans toutes les caves de l’underground hellénique. The Dirty history of Mankind peut être considéré comme le véritable premier album du combo après une série de splits en vinyl (oui, à l’ancienne) et deux autoproductions, on a affaire à un album solide qui devrait bien tenir la route. Le groupe doit valoir le détour sur scène. Foncez ! 

photo de Eric D-Toorop
le 09/08/2011

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