Mantar - Pain Is Forever And This Is The End

Chronique CD album

chronique Mantar - Pain Is Forever And This Is The End

Quatrième album des Allemands et je vais me forcer à faire une chronique un tant soit peu lisible rapport à mes deux précédentes.

 

Que les fans ne craignent rien, le décalage entre la futilité des clips est toujours bien présent avec la musique foncièrement sinistre des compères.

Avec son titre trop badass et sa pochette d’une clarté suspecte, le duo trouve là, la parfaite illustration du contraste entre fond et forme du combo.

Une pochette qui illustre en réalité que tout ceux qui nous vendent le monde comme binaire pour nous rassurer face à la complexité de la réalité, sont des menteurs.

 

Pain Is Forever And The Is The End brassouille toujours le Black, le Doom, le Sludge, le Punk pour l’attitude as fuck mais on peut percevoir facilement un aspect rock encore accentué par rapport à The Modern Art OF Setting Ablaze.

Hanno Klärhardt se prend en effet fugacement pour un chanteur mort. Ici, l’idole des jeunes est sortie de sa tombe par ses fans nécrophiles. Grungetown Hooligans II, en 2020, ressuscitait déjà les fantômes d’une autre époque. "Odysseus" en queue de peloton, fera encore un effet Cobain, grattouillant le bon goût. Le côté rock se retrouvera évidemment dans la guitare. Pour exemple, le riff constituant le squelette de "Grim reaping" se fait aussi très 70’s et on craint que Mantar ait basculé du côté lumineux de la force.

 

Il n’en est rien.

 

Ce morceau se fait ainsi l’ambassadeur du style unique des Germains mais pourtant très simple. L’intro de "Frost And Decay" nous effraie aussi par son côté acoustique mais nous sommes vite rassurés par l’ambiance mortuaire, quoique presque mélancolique du titre.

Toujours aucune technique n’est étalée sur une plage de mazout comme "Piss Ritual", surtout dans le style de frappe d’Erinç Sakarya. Mais un groove de brontosaure habite sans cesse le batteur montrant que les deux complices de toute cette vile besogne sont mus par une alchimie parfaite. Et aussi qu’une basse semble superflue. D’autant que les riffs du maigrelet frontman se font d’une richesse bluffante et font mouche à bout portant dans les oreilles.

 

Fuyez le Soleil, haïssez votre prochain, portez du noir, c’est le dernier Mantar.

photo de Crom-Cruach
le 25/08/2022

3 COMMENTAIRES

AdicTo

AdicTo le 26/08/2022 à 06:58:21

« Black Sludge »… m’en fallait pas plus pour m’intéresser.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 26/08/2022 à 11:22:06

C'est une simple appellation car faut mettre un truc. Mantar est assez unique.

Dams

Dams le 26/08/2022 à 11:55:47

Belle mandale en effet !

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