Maserati - Rehumanizer

Chronique CD album (47:00)

chronique Maserati - Rehumanizer

Ne plus suivre Maserati de loin.

Telle est mon unique résolution 2016 après l'écoute de "Rehumanizer" en 2015. 
Se passer de la bande américaine reviendrait à se priver de cadeaux pour Noël ou de bière après le moindre effort, en bref : un suicide moral.

Maserati a toujours eu 1000 culs entre 2000 chaises. A la fois post-math-machin-rock, il se retrouve à nous secouer avec des sonorités qui sont plutôt à la mode, sans que le groupe ne se fonde dans un moule, sans qu'il ne fasse un volte-face à sa propre personnalité.

 

Arrive donc "Rehumanizer"  au milieu d'une mode où le rock-electro est déjà bien installé et encensé sans passion au sein des rédacs des Inrocks ou Télérama qui reçoivent x promos de groupes clonés en mal de notoriété...et d'inspiration.
Ayons aussi une pensée pour les artistes sans grande âme qui font plusieurs couvertures en même temps, bénéficient d'une hype de 6 mois et finissent oubliés dans une playlist Deezer ou Spotify.

Maserati semble donc arriver avec ses armes alors que la guerre est depuis longtemps terminée. Les Kavinsky et compagnie ont déjà pourri le son 80's à la sauce 2010's.
Sauf que Maserati vient avec son histoire musicale, et là, cela à tout sauf de décevant.
 

Le passé artistique de Maserati est créatif, son présent l'est tout autant. Les sonorités rétro-futuristes ne sont que des "petits plus", des faire-valoir de leurs inspirations...tout en étant indispensables.
Il y a bien des morceaux comme "Montes Jura", morceau muet, monstrueux et cinématographique qui plonge carrément dans ce style à la mode, mais avec un savoir et une ambiance extra, largement au-dessus du lot.

"Rehumanizer" passe aussi pour la voix robotique que l'on retrouve à plusieurs reprises, avec un ton nonchalant...et presque dansant ("End of man", "Living cell"). C'est dans cette ambivalence que l'on retrouve toute la richesse d'un groupe qui sait créer bien des ambiances sans user de grands artifices.

Derrière une grosse basse et une guitare passionnante de bout en bout, la batterie mène un train totalement fou : ces 40 minutes sont complètes et creuses de tout ennui. 
Ce math-rock-rétro-futuriste a une étiquette qui fait peur, mais elle cache une inspiration et un sens créatif dans lequel la réinvention est constante.
La que-cla cousin !

photo de Tookie
le 15/02/2016

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