Orange Goblin - The Big Black

Chronique CD album (48:14)

chronique Orange Goblin - The Big Black

Les Orange Goblin ont acquis la mauvaise réputation de faire tout le temps la même chose, et moi même j'avais tendance à le dire. Pourtant c'est une erreur que de dire de telles âneries, quand on écoute de plus près leur discographie. En effet, les Orange Goblin, c'est pas le groupe qui peut être remplacé n'importe comment, ce n'est pas ce fiston de Black Sabbath quelconque. En fait, Black Sabbath n'avait pas exactement la même musicalité. Les Orange Goblin ont simplement une touche qui leur est propre, regardez donc ce riff de You'll never get to the moon in... Non, sincèrement, le rock d'Orange Goblin mérite d'être mis en haut de l'affiche, ces gars là font du bon boulot.

 

Ce qui caractérise cet album, c'est la quantité de riffs de tueurs qu'il détient. Ces riffs qui n'ont rien de classique, et si vous voulez mon avis, le maniaque qui les a mis au point a bien fait de torturer sa guitare plutôt que des enfants de coeur dans les caves des églises. Les notes choisies n'ont rien d'habituel, et l'enchaînement des ces derniers n'a rien de "facile", même les gars de Clutch se prennent moins la tête dans ce registre. Les sonorités sont empruntées au blues-rock des plus classiques, mais toujours avec cette complication de riff donc, et parfois on s'aventure sur du rock psyché planant, parfois vers un Doom martial, en atteste le morceau éponyme The Big Black qui est oppressant au possible avec une voix un poil décalé dans le ton.

 

La voix de Ben Ward, qu'on lui connait un poil pataude, se tente à chanter clair dans Cosmo Bozo, ce qui ne lui réussit hélas pas trop, on comprendra que plus tard il se cantonnera au chant crié. Certaines lignes de chant auraient pu être mieux travaillées peut-être, mais Orange Goblin se rattrappe encore une fois sur leur point fort, les riffs.

 

The Big Black se situe au crépuscule de la vieille formule d'Orange Goblin : du rock'n roll typé seventies, un poil hippie, festif. Après, ce sera la brutalité qui donne ses prémices dans le Coup de grâce et qui se confirmera petit à petit jusqu'à s'affirmer complètement dans Healing through fire. Mais donc pour revenir à cette période stoner hippie, The Big Black en est l'apogée. Les tons bluesys de Ben Ward ne seront plus autant solicités dans les prochains albums.

 

Notez les enregistrements des messages téléphoniques de Ben Ward bourré à la fin du disque, hoquetant tant bien que mal, prêt à vomir même, hilarant au possible.

 

 

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photo de Carcinos
le 23/09/2012

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