Primatron - Night Falls Heavy

Chronique CD album (21:48)

chronique Primatron - Night Falls Heavy

Le plus souvent, quand mes collègues de COREandCO vous parlons d’albums de one-man-band, ce sont des projets venant de Fennoscandie (je vous laisse chercher par vous-même quelle réalité géographique se cache derrière ce terme barbare). Rarement leur origine se trouve être de l’autre côté de l’Atlantique. Pourtant, l’individu qui se cache derrière le pseudonyme An Electronic Primate, seul musicien de l’entité Primatron, est originaire du Brésil.

 

Pourtant, à l’écoute de Night Falls Heavy, son premier EP qui marque ses débuts discographiques, ne laisse pas deviner son origine. Le name dropping de catin de luxe livré dans la courriel promo ne pouvait que m'attirer l'oeil : Rammstein, Megadeth, Sisters of Mercy, Black Sabbath, Metallica. On a connu plus underground. Quatre titres plus un intermède, placé en milieu d'EP, composent cette première livraison que je rapprocherais plutôt de Samaël, Neurotech et The Kovenant. L'auditeur se voit offrir un Metal Indus de qualité qui ne manque pas de personnalité, le style « Primatron » est immédiatement reconnaissable, fait de structures qui évitent les traditionnels couplet / refrain / couplet / refrain tout en faisant la part belle aux mélodies facilement mémorisables, sans pour autant tomber dans la facilité et la variétoche.

 

An Electronic Primate n'hésite pas à incorporer des éléments issus du Rock'n'Roll (le riff principal et l'ambiance générale de « Uses Of Time »), quelques mesures de guitare Flamenco au milieu de « Unrest »... La production, signée Aly Fioren (Carttada, Sad Theory...) est tout à fait satisfaisante mais aurait gagnée peut-être à être plus bombastique pour faire ressortir des atmosphères futuristes parfois trop timides. En tout cas, ce Night Falls Heavy est une très bonne carte de visite pour un projet qui mérite notre attention.

 

photo de Xuaterc
le 12/01/2023

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