Primitive Weapons - The Shadow Gallery

Primitive Weapons - "The Shadow Gallery"
chronique Primitive Weapons - The Shadow Gallery

Probablement le buzz de l’année dernière au rayon chanmé-qui-dépote-sa-mère, il était temps pour Core & Co de se pencher sur ce nouveau combo newyorkais. Toutes les tablettes ont morflé, les réseaux sociaux les ont partagés sans compter et les smartphones en saignent encore. Du plus obscur blog à trois copains jusqu’aux faiseurs de « bien écouter » qui ont pignon sur rue, tout le monde a succombé. Il faut bien reconnaître que l’introductif « Politics and Oblivion », mis en ligne le 01 mars 2011 est une pure tuerie.

 

 

Primitive Weapons où quand Deadguy partage le buffet froid avec Unsane. Tout le propos est là et comme nous sommes en 2012, n’en déplaise aux passéistes, tout ça sonne fort moderne. Je me méfie comme de la peste de tous les renouveaux comme des revivals. Forcément, ce qui nous a amené à la musique aura toujours une saveur particulière, pas la peine d’en faire des tonnes. Pour ce qui est du renouveau… Vu les fours sévères de la chose grunge (quoi ça ?) et de tous les néo-trucs, ça me laisse plutôt de marbre. The Shadow Gallery, dont la sortie est prévue le 03 mars prochain, a tout pour devenir un jalon important dans la musique lourde, puissante et un peu étrange. Mazette quelle plaque !

 

 

L’album commence par un « Good Hunting » furibard baignant dans une atmosphère dès plus glauque et annonce ainsi la teneur de la plaque. Le groupe n’est pas là pour rigoler. Ils ont une mission. Sur « Quitter Anthems » on trouve une mélodie malsaine, c’est là que le combo trouve son plaisir, des périodes un peu étranges dans leur déluge brutal. Et du souvenir de ce premier 3 titres sorti au printemps 2011. Cette sensation aussi inquiétante qu’addictive de se vautrer dans le mosh-pit, les yeux injectés de sang, hurlant à mort notre haine du capitalisme. À ce postulat d’ado révolté, Primitive Weapons ajoute une solide dose de mysticisme, des breaks malins et une pesanteur bien réelle. Nous resterons les pieds sur terre, plaqués au sol.

Revival disais-je, probablement dans l’approche cartoonesque d’un Coal Chamber et la furie saignante d’Amen. C’est bien vers ces deux outsiders de la chose néo que se tourne Primitive Weapons, pour le choc de l’image et le poids du son.

 

 

L’amateur de Métal trouvera son compte dans la rythmique aussi lourde qu’enlevée, le fan de Hardcore vomira ses tripes dans les chants teigneux, enfin le passionné du bizarre se penchera sur ces claquements de touches de synthé. Angel Dust a trainé un bon moment sur le lecteur de leur chambre d’étudiants. « The Death of Boredom » est le mode d’emploi pour suivre le groupe dans ses pérégrinations.

Le quintet de Brooklyn mérite bien toute l’attention qu’on lui porte, ils apportent un vent de fraîcheur (une bourrasque) et  The Shadow Gallery n’est pas loin de faire le même effet que l’écoute du terrible Blackjazz des Shining (Nor).

photo de Eric D-Toorop
le 13/03/2012

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