Recueil Morbide - A Neverending Fight

Chronique CD album (40:38)

chronique Recueil Morbide - A Neverending Fight
Ces derniers temps le Death metal français semble plus florissant et diversifié que jamais entre Gojira, Benighted, Kronos, etc…Et Recueil Morbide fait partie de ce lot de formations qui offre un Death metal plus ou moins brutal mais toujours de bonne qualité. Dans le cas présent on parle de Brutal Death Metal avec ‘’A Neverending Fight’’ qui est le troisième opus du groupe et celui-ci porte bien son nom !

A l’écoute de cet album je vous conseil fortement de vous accrocher à votre slip parce que Recueil Morbide ne fait pas dans la dentelle, enfin presque pas…Hé oui car même si ces messieurs font peur avec leur grosse voix, leur musique est plus subtil qu’elle n’en a l’aire. En effet, j’ai rarement entendu un Brutal Death Metal livrant des rythmiques si accrocheuses ! Bien sûr on verse quelques larmichettes avant d’avoir le courage de s’aventurer dans les méandres de cette galette. Mais une fois ces quelques larmes essuyée, on se rend compte dès le ‘’Domination’’ qui ouvre l’album que Recueil Morbide développe une musique recherchée, demandant un minimum d’effort de composition. De plus -contrairement à d’autre, le groupe n’a pas essayé de caser le plus de brutalité possible en un minimum de temps. A Neverending Fight dur 40 minute et on côtoie des morceaux tournant en moyenne autour de 5 minutes ! Autant vous dire qu’il y en a des choses qui se passent là dedans.

Tout d’abords, chaque musicien maitrise son instrument sans aucuns soucis. Ensuite, le combo nous donne tout les ingrédients pour que l’on ne s’ennuie pas : bonne diversités dans les tempos, un soupçon de technique et quelques écarts mélodiques fort bien effectués. Nous avons même droit à de courts breaks de basse au son bien claquant en clin d’œil au grindcore (qui n’est jamais loin de toute façon). Mais Recueil Morbide prend vraiment soin de son auditeur, et le laisse repartir en douceur avec un pseudo-solo (qui n’en est pas vraiment un) mélodique sur le dernier morceau qui est du meilleur effet !
Cependant l’élément qui me fascine le plus chez ce groupe, c’est la voix. Le chanteur offre des vocaux hallucinants, la performance est remarquable aussi bien dans les growl que dans les hurlements déchirants, en passant par les cris de porc qu’on égorge (encore en hommage à tonton Grind). Il faut dire que c'est Julien Truchan de Benighted qui assure le chant...

Recueil Morbide offre là un album qui laisse tout le monde sur le carreau ! Bien entendu il n’est pas difficile de comprendre que papa Benighted a été un très bon professeur. D’ailleurs les fans de ce dernier n’auront aucun mal à accrocher à ce nouveau joyau du Brutal Death à la française.
photo de Domain-of-death
le 16/12/2008

2 COMMENTAIRES

sepulturastaman

sepulturastaman le 16/12/2008 à 09:30:51

Du bon gros death à papa, ils n'ont pas inventé la septième cordes c'est sur mais leurs compos sont éfficaces, elles ont juste ce qu'il faut en brutalité (c'est dire : qu'il n'y a vraiment rien de trop mais qu'il ne faudrait pas en enlever beaucoup pour que leur musique perde en intérêt), par contre moi j'ai un petit regret au nivau des vocaux, je trouve qu'ils manques de brutalité car ça voix groove un peu de trop (cependant il réalise un trés bon tour de chant, soyons franc), j'aurais préféré plus de brutalité pour un peu moins de groove.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 23/12/2012 à 22:31:17

Beber joue désormais dans Black Code.

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