Riwen - The Cold

Chronique Vinyle 12"

chronique Riwen - The Cold

Quand le batteur de Totalt Jävla Mörker et le chanteur/guitariste de Cult Of Luna s'associent pour générer du HxC, on s'attend à ce que le groupe tire ses marrons du feu pour les distribuer... les marrons.

Bingo ! Car les Suédois ne rigolent pas, même après seulement un an d'existence et un seul Ep en poche.

 

D'un premier abord, l'esthétisme de The Cold se fait sinistre et glacial. Logique.

Signes ésotériques, fond forestier lugubre, silhouette d'un ours n'invitant pas à l'apéro, Riwen s'entoure de mystères. Les titres des plages ne respirent pas non plus l'odeur iodée d'une ballade en amoureux au bord de la mer. Le décorum est donc sérieusement planté, en pleine tronche.

 

Une écoute fortuite renvoie directement à la méchanceté d'Integrity , principalement à cause d'un chant typé Dwid Hellion. Mais Riwen ne fait pas que copier les inventeurs du Holy Terror, genre métallique et apocalyptique de HxC qui a fait des petits. Le fil conducteur de l'album, niveau paroles, n'inspirent donc pas les blagues les plus fendardes. La désertification des petits bleds qui deviennent comme des forêts stériles, ça existe même en Suède.

La basse sismique, la batterie guerrière (Putain De Ténèbres Totales quoi !) et les riffs tranchants comme le kukri d'un Hashashin donne un aspect rogue de tous les instincts. La sauvagerie punk s'exprime aussi à de nombreux endroits et le groupe maîtrise la mosh-part comme le tatoué new-yorkais de base ("The Blackest Blood").

Mais la mélodie déviante présente sur le titre "Orcus", l'intro sombre de "Daymares" et de "The Curlew", la mélancolie funèbre de "Stalking A Wounded Wolf" évoquent le culte de la Lune. On ne se refait pas.

 

Pourtant, chaque morceau tranche et découpe, équarrit et laisse les viscères pourrir en plein soleil, couvertes de grosses mouches bleues. Car Riwen n'oublie pas que le HxC est un genre misant avant tout sur l'efficacité et la violence avant de se perdre en des circonvolutions personnelles, qui imposent le respect aux dépressifs chroniques.

 

Riwen est évidemment sous influences mais la bouteille des zicos, issue de leur background perso, transforme The Cold en un bel objet de misanthropie et de rage.

photo de Crom-Cruach
le 20/10/2015

1 COMMENTAIRE

daminoux

daminoux le 20/10/2015 à 13:16:40

trés bon album de holy terror. mais je trouve que le voix manque quand mème de rage et de hargneux...

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