Scarlean - GHOST

Chronique CD album (60:00)

chronique Scarlean - GHOST

Chez CoreAndCo, on aime la logique par l'absurde (la faute à un abus de la scène Expérimentale et du thé à l'abricot sans doute) : les chroniqueurs (gros niqueurs?) ayant des affinités amicales ou géographiques avec les groupes vont les chroniquer en priorité, car comme tout le monde le sait bien: qui aime bien châtie bien. Et puis comme ça on peut en profiter pour glisser un peu de patois, e patin coufin...

 

Bref, me voilà donc volontaire pour chroniquer le premier vrai album de Scarlean, complètement autoproduit, j'ai nommé GHOST. Je n'avais jamais entendu parler de Scarlean localement (bon aussi parce qu'à la base pas trop le temps de traîner dans les lives et que je suis plus Death - toujours notre imparable logique-), mais le moins qu'on puisse dire c'est que ce fût une bonne descubèrta. Assez parler du groupe, parlons de nous:

 

Scarlean s'est donc formé en 2012 à Avignon autour d'Alexandre (chant) et propose une musique plutôt variée entre Rock, Metal Progressif et Metal Alternatif, piochant plus ou moins également chez Tool, Pain Of Salvation, Porcupine Tree, Disturbed pour le chant (certains les associent aussi à Faith No More mais ont est ici dans quelque chose de beaucoup plus linéaire tout de même). Leur première démo éponyme est sortie un an plus tard, attirant l'attention en fait surtout sur le chant à perfectionner et la production à revoir. Mais déjà on sentait un certain potentiel qui méritait d'être mis en valeur, et surtout chose un peu trop rare: une PER-SO-NA-LI-TÉ. On dirait qu'ils ont bien retenus la leçon, tellement que je ne trouve presque rien à dire en négatif, fan de chichourlo.

 

Enfin si, quelques trucs qui -tel le secrétaire d'Etat à la francophonie lors de la dernière Eurovision- manquaient un peu à l'appel: le titre en Français d'usage. Le groupe a une bonne maitrise de l'Anglais, que ce soit en prononciation (ça change de certains aïameu zeu auneli wone) et en grammaire (I am offensive and i find it French), mais sans vouloir faire Frédéric Mistral (pardon, André Vallini), c'est toujours sympa d'avoir au moins un titre bien franchouillard, qui nous plait et fait notre notoriété de gros nazes en langue prétencieux qui plait bien à l'étranger en plus. Les ambiances générales auraient pu aussi être plus poussées et le son de la grosse caisse plus audible et les lyrics plus facile à trouver mais je chipote.

 

Les environs 60 minutes de l'album nous amènent dans un univers mélangeant les influences citées ci-dessus plus ou moins distillées selon les titres (Pain Of Salvation sur Between The Line, Tool sur Am I this One, Porcupine Tree sur Lifetime...) réinterprétées et non pas recopiées par le groupe. En fait presque tout est perfèct. La production perfèct, le son, les titres qui vont à l'essentiel tout en restant planants... c'est un vrai voyage aux frontières du Rock et du Metal que GHOST propose, mieux que certaines sorties des grands noms de la scène. Vu les progrès effectués depuis Scarlean, GHOST est franchement une réussite et va me donner l'occasion de plus creuser ces genres.

 

On entendra sans doute vite plus parler d'eux si les choses continuent à ce rythme.

 

S'acò's pas vuei, sara deman.

 

 

 

 

 

 

photo de Al Maazif
le 23/05/2016

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 23/05/2016 à 12:48:57

La faute au thé à l'abricot, sans discussion possible...

Xuaterc

Xuaterc le 23/05/2016 à 13:41:01

Thé au kiwi pour moi

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