Shinto Katana - We can't be saved

Chronique CD album (32 minutes)

chronique Shinto Katana - We can't be saved

C’est le chef qu’a dit ! Apparemment, on est bien gentil sur CORE and CO… maintenant, il est temps de montrer les dents et de dire haut et fort quand un groupe nous produit un bon vieux pétard mouillé ! Et même si 2010 nous a réservé un grand nombre de très bons albums, on a aussi eu le droit a quelques bouses. Mais comme dirait ce bon vieux Clint « il y a deux types d’albums bouseux… celui qu’on s’en fout, et celui qu’on s’en fout moins ».

 

« Toi, on s’en fout moins » répondrais je donc à Shinto Katana. Parce qu’il faudra qu’on m’explique comment on sort un album ayant quand même une sacrée trempe comme « Cold Streets », réussissant à taper dans le créneau plus ou moins deathcore, tout en évitant de tomber dans les pièges du « tiens, t’as vu ! Moi, j’ai ralenti plus que toi ! » ou des « t’as vu, un titre de 5 minutes avec une seule main à la gratte ! ». Et qu’est ce que ça faisait du bien de s’enquiller cet album qui envoyait méchamment… Et voilà qu’ils font exactement, pour leur second album, les erreurs qu’ils n’avaient pas fait… c’est n’y rien comprendre. D’un certain point de vue, je serais quand même d’accord avec le groupe sur un point, le titre de l’album, si l’on admet que le « We » du titre rapporte au groupe, et seulement au groupe (par contre la réciproque n’est pas vraie !).

 

They Can’t Be Saved…

 

Non mais j’explicite mon propos : dès le départ, prenez Stranded, et comparez-le avec Daylight, sur « Cold Streets »… C’est la même chose ! Mais en dix fois moins bien ! S’en suit une tripotée de titres oscillants entre le sous-Despised Icon et le sous-The Acacia Strain… on enchaine les titres sans saveur, mélangeant on ne sait trop comment des pseudos-blasts mous avec des ralentissements foireux… Sylar en est un exemple criant… et ça suit à peu près dans la même lignée jusqu’à la fin, si l’on omet l’aparté offert par le titre éponyme We can’t be saved qui sauve un meuble.

 

Et puis vu que ça ne suffit pas, on agrémente ces « compositions » bateau à une production des plus insipides… Ce qui est le plus frappant c’est cette linéarité des niveaux, je suis prêt a parier que l’album doit présenter une amplitude de 10 dB au max… il en sort une musique sans âme sans aucune variation, sans « son » qui vous frappe, ni même qui attise votre curiosité. Cela est d’autant plus dommage que ce groupe a des capacités certaines, qu’il gache au profit d’une musique dite « Hype » qui ne fera que les faire tomber dans l’oubli…

photo de JiBrest
le 02/02/2011

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