Straight Hate - Black Sheep Parade

Chronique CD album

chronique Straight Hate - Black Sheep Parade

Dans le genre 'je raconte nawak", y'a parfois les messages des promo. Les réclames quoi, pour les plus vieux d'entre vous.

Yaka voir celui des Polonais de Straight Hate.

Des influences swedeath ? Heu... sérieux : OOH NON.

Un parfum de Grind suédois ? Par contre : OOH OUI.

Avec une prod macho biscotto qui vous déchausse le bas du dos, s'il vous plaît, en plus.

Jakub, au mic, prend deux tonalités standards pour le genre, un gros gras et un gros écorché. Le gros c'est la vie ou bien?

Les morceaux sont courts évidemment, faut en caler seize en une petite demi-heure mais les intros prennent parfois leur temps en atteignant la quarantaine de secondes. Foutre diable. Et puis le groove mes moignons, le groove est là, niché au cœur d'une basse badass ("Meaningless Trash"), d'un D-Beat de boucherie ("Fuck Divisions", très kängpunk), d'un riffing napalmesque ("Insurance Policy"). On perçoit même de petites dissonances chères à la bande de Barney, révérée comme il se doit sur ce genre de bouzin.

Mais c'est surtout celle de Mieszko Talarczyk (1974 - 2004), qui nous éclate les esgourdes ici, avec ce sens de l'uppercut scandinave dans les valseuses ("Patostream" ultra efficace en ralentissant le bombardement sur sa fin, "Gnijace Istenienie" plié en 1:10).

 

Bien troussé, bien enrobé dans une pochette bien torchée, ce Black Sheep Parade suit la voie tracée par ses aînés avec une respectable efficacité.

Manque plus qu'un soupçon d'originalité.

photo de Crom-Cruach
le 12/03/2020

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